Le Royaume se situe parmi les rares économies africaines ayant réussi à maintenir l’inflation autour de 2% en 2025, et ce, dans un contexte continental marqué par une inflation moyenne proche de 12%.
Confirmation : Le Maroc se distingue comme l’un des pays africains les plus résilients sur le plan macroéconomique et parmi les plus avancés en matière de financement climatique et de mobilité urbaine. Les explications dans un récent rapport de l’AFD, l’agence qui a déjà parlé du potentiel du Maroc dans un autre rapport il y a quelques mois..
Dans une récente publication de l’Agence française de développement (AFD), la stabilité économique du Royaume a été mise en avant. La trajectoire de développement durable et inclusif dans un contexte continental marqué par de profondes transformations est fondée solidement sur la maîtrise de l’inflation, la mobilisation des financements climatiques conséquents et la modernisation des transports urbains. C’est la recette qui fait la crédibilité des politiques économiques du Maroc. Intitulé «L’Economie Africaine en 2026», le rapport de l’AFD propose une analyse des trajectoires économiques, sociales et politiques du continent dans un contexte de fortes recompositions internationales. Ainsi, le Maroc se distingue comme l’un des pays africains les plus résilients sur le plan macroéconomique et parmi les plus avancés en matière de financement climatique et de mobilité urbaine.
Une modernisation progressive des systèmes de transport
Se référant au même rapport, le Maroc se situe parmi les rares économies africaines ayant réussi à maintenir l’inflation autour de 2% en 2025, et ce, dans un contexte continental marqué par une inflation moyenne proche de 12 %.
Ce qui témoigne d’une gestion macroéconomique maîtrisée. L’Agence française souligne également dans son rapport le rôle du Royaume quant aux financements climatiques africains en figurant parmi les pays concentrant près de 46 % de ce financement. Cela prouve sans aucun doute la capacité du Maroc à mobiliser des ressources pour l’adaptation au changement climatique. S’agissant de la mobilité urbaine, l’AFD souligne que la mise en service du tramway Rabat-Salé en 2011 a constitué un tournant majeur dans l’image et la dynamique urbaine du pays.
Cette initiative a ouvert la voie à une modernisation progressive des systèmes de transport collectif dans plusieurs villes. Une expérience qui a été suivie de l’extension des réseaux de tramway et le déploiement de systèmes de bus à haut niveau de service (BRT) dans plusieurs villes, notamment Marrakech, Agadir, Fès, Casablanca et Rabat. Le rapport de l’AFD ajoute que le Royaume se trouve parmi les pays africains qui ont récemment lancé de nouveaux systèmes de tramway en partenariat avec des acteurs publics et privés européens, confirmant son positionnement en matière de modernisation des transports urbains et de développement durable. Par ailleurs, le rapport met en évidence la diversité des trajectoires africaines et l’ampleur des transformations en cours. Il y a des dynamiques positives qui sont à l’œuvre, sans effacer les besoins d’investissement nécessaires pour soutenir les ambitions du continent africain, à savoir créer des opportunités d’emploi pour les jeunes, poursuivre la transition écologique et renforcer les services publics accessibles à tous.
Le Royaume parmi les dix meilleurs pays africains en matière d’IA
Par ailleurs, sur le volet de l’intelligence artificielle (IA), le score global de l’Afrique est inférieur à la moyenne mondiale selon un rapport de l’AFD, publié en février 2025. Cependant, 10 pays du continent affichent un potentiel d’investissement élevé dans l’IA, notamment grâce à un bon niveau de développement des infrastructures numériques, à la disponibilité des compétences humaines et à un environnement réglementaire adéquat. L’Afrique du Sud, le Maroc et la Tunisie sont les pays africains qui présentent le meilleur potentiel d’investissement dans l’intelligence artificielle (IA) en 2025. Intitulé «AI Investment Potential Index (AIIPI) 2025», le document évalue la préparation et l’attractivité de 194 pays pour les investissements dans l’IA, en se basant sur une vingtaine d’indicateurs regroupés en 6 catégories : l’environnement économique, la qualité de la gouvernance, l’état des infrastructures numériques, le développement du capital humain, la gouvernance des données et les capacités statistiques. Là aussi, le Royaume s’impose parmi les dix pays africains qui obtiennent des scores supérieurs à la moyenne mondiale de 52,32 points. Engagé dans la voie de l’ouverture internationale et de l’intégration euro-méditerranéenne, le Maroc poursuit depuis une vingtaine d’années un processus de modernisation politique, économique et sociale.
Grâce à une politique fondée sur la diversification économique, un niveau élevé d’investissement, une attractivité internationale accrue et une insertion dans les chaînes de valeur mondiales, son revenu par habitant a été multiplié par 3,5 entre 1990 et 2024. Bref, le Royaume, avec sa force tranquille, est un profil rare sur le continent.









