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MEDays 2022 : Appel à renforcer la coopération entre les pays africains

© D.R

Dans le contexte d’enchaînement de crises que traverse le continent

De la crise sanitaire de la Covid-19, au conflit russo-ukrainien, les pays africains ont intérêt à renforcer leur coopération pour faire face aux chocs de toutes natures et pouvoir renouer avec la croissance. C’est ce qui ressort de l’ouverture officielle des travaux du quatorzième Forum international MEDays organisée, mercredi 2 novembre, à Tanger, sous le thème «De crises en crises : vers un nouvel ordre international». Placé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, ce rendez-vous de quatre jours «est avant tout un forum du Sud. Un forum pour les Africains et par les Africains», a tenu à rappeler Brahim Fassi Fihri, président de l’Institut Amadeus, initiateur de ce Forum.

Avec une communauté de 230 distingués intervenants, issus d’une centaine de pays, ce rendez-vous en présentiel vient, selon l’intervenant, après deux ans de la dernière édition des MEDays. M. Fassi Fihri a tenu à rappeler que cette période a connu une crise sanitaire doublée d’un choc économique ayant secoué les économies mondiales. Il a fait part que la guerre en Ukraine est venue s’ajouter à ces crises, paralyser gravement les institutions multilatérales de paix et de sécurité et perturber les échanges mondiaux concernant les matières premières. En tant que pays africains, «nous sommes en première ligne sur la question du climat et nous devons poser cette problématique au centre des prochains échanges de la COP 27, qui se tiendra à Sharm el Cheikh à partir de lundi prochain», a dit M. Fassi Fihri, avant d’ajouter que les pays africains, comme le Royaume du Maroc, guidé par la vision de SM le Roi Mohammed VI, «ont choisi d’agir en responsabilité de tendre la main entre frères du continent africain pour construire une Union africaine plus forte».

En tant que grand ami du Maroc et invité d’honneur aux MEDays 2022, Dr George Weah, président de la République du Liberia, a exprimé sa joie d’être à Tanger pour participer à ce quatorzième forum, faisant part que les pays africains ont intérêt à s’unir et opter pour une collaboration étroite et renforcée afin de pouvoir faire face aux défis nombreux et multiformes. «Nous vivons aujourd’hui dans un monde en proie au chaos et à des crises insurmontables qui menacent le cœur même de l’ordre international», a dit Dr George Weah, faisant remarquer que leur expérience collective de la vie dans le monde leur impose de pousser leur détermination collective à «serrer les rangs dans la coopération et la collaboration».
Même son de cloche chez Omar Moro, président du conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, qui a appelé les pays du Sud particulièrement à s’armer d’optimisme et travailler pour un avenir meilleur en faveur des générations futures, tout en faisant part des nouvelles orientations du Maroc, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, pour surmonter les difficultés et favoriser sa résilience en ces temps de crise. Pour faire face aux nouveaux défis posés dans le contexte actuel, les pays en question doivent «faire preuve dès maintenant de courage et d’une forte détermination pour mener des investissements intelligents et qualitatifs bien adaptés à ces défis», a-t-il souligné.

Pour sa part, Chakib Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc, a fait savoir que pour le secteur privé marocain, représenté par la CGEM, la coopération entre pays africains est primordiale. Cette coopération devait «l’être encore plus aujourd’hui dans le contexte économique mondial que nous traversons», a-t-il dit tout en soulignant l’importance de l’investissement et le co-investissement pour pouvoir se rattraper de cette période de crise et d’aider à accélérer l’émergence du continent africain,
Notons que les travaux de ce quatorzième forum portent sur des sujets prioritaires et des thèmes d’actualité, notamment l’ordre international en mutation ; le centre de gravité géopolitique mondiale en mouvement du fait de l’affirmation de nouvelles puissances, de la diversification des partenariats internationaux et des aspirations au développement des pays émergents, et notamment ceux du continent africain ; les crises récentes, trop peu prises en charge par des réponses multilatérales concrètes et opératoires.

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