Mentorat, mise en réseau et financement pour la TPME : Le CRI Casa-Settat lance son pôle d’accompagnement

Mentorat, mise en réseau et financement pour la TPME : Le CRI Casa-Settat lance son pôle  d’accompagnement

Le développement économique passe par le renforcement du tissu entrepreneurial régional.

A cet effet, le Centre régional d’investissement (CRI) travaille actuellement sur la mise en place du premier pôle intégré de l’accompagnement régional. Il s’agit de fédérer l’écosystème entrepreneurial régional afin de proposer une offre complète aux TPME. Cette démarche intervient suite à l’entrée en vigueur de la loi 47.18 portant réforme des CRI.

Elle consiste dans cette perspective à la mise en place de mécanismes d’appui et d’accompagnement aux entreprises, notamment la TPME. «Cette décision a été entérinée lors du Comité régional de veille économique, l’instance de concertation a mis en place une relance économique de la région, dans une conjoncture marquée par une crise sanitaire sans précédent, et où il est plus que nécessaire de mettre en place une structure pareille, pour permettre aux entreprises d’accéder à un service public unique dans son genre, englobant l’ensemble de l’offre publique et fédérant l’écosystème entrepreneurial régional», indique le CRI de Casablanca-Settat. Il est question de mettre à la disposition de ces entreprises une offre couvrant : l’information sur leur écosystème via plate-forme physique et digitale, le mentorat, la mise en réseau, l’accompagnement et le financement à travers des Fonds régionaux.

Un constat inquiétant

Au niveau de la région, 93% des entreprises actives sont des TPE ayant un chiffre d’affaires de moins de 10 millions de dirhams. Selon une enquête réalisée par le CRI de Casablanca-Settat avec la Banque mondiale sur le devenir des entreprises créées via ce guichet entre 2003 et 2015, il s’avère qu’une entreprise sur 3 ne dépasse pas le seuil de 5 ans d’existence et que seules 51% des entreprises sont opérationnelles après 3 ans d’activité. Les résultats de cette enquête font état d’un taux de 25% des entreprises qui sont considérées comme «mort-nées». Et pour cause, elles n’ont jamais démarré leurs activités.
En outre, plus de 90% des entreprises concernées n’ont bénéficié d’aucun accompagnement et 50% des entreprises qui ont fait faillite n’ont pas préparé leur projet en amont. Il est à souligner que cette enquête compte tous les entrepreneurs âgés de plus de 25 ans.

Origine de la «surmortalité» des entreprises

71% des chefs d’entreprises interrogés dans le cadre de ladite enquête déclarent que l’accès au marché est la principale difficulté rencontrée. On notera aussi que 45% des entrepreneurs sondés expliquent que les délais de recouvrement importants sont source de difficultés. Le financement fait aussi partie de ce lot d’obstacles indiqués par 65% des personnes questionnées.
Sur le volet des contraintes liées aux financements, il s’avère que 61% des chefs d’entreprises considèrent que le niveau de garanties exigé par les banques est trop important. Ils sont 31% d’ailleurs à mettre l’accent sur la complexité et la lenteur des procédures de demandes de crédit. Cette enquête s’est basée sur des focus groupe avec des chefs d’entreprises et des consultations avec la DGI, la CNSS, l’OMPIC, Maroc PME, le Conseil régional et des créateurs d’entreprises de la région.

La PME et la TPE occupent 93% du tissu économique national

Composante essentielle de l’économie nationale, la PME et la TPE représentent une part de 93% du tissu économique national, selon l’enquête nationale auprès des entreprises 2019 du Haut-Commissariat au Plan. Plus parlant, elles sont aussi génératrices d’emplois (50%). En termes de pérennité, on compte à 40% les TPE qui ont moins de 10 ans.

A elle seule, la TPE constitue 64% de ce tissu dont une grande partie ne dépasse pas les 3 millions de dirhams, précise le CRI faisant référence aux chiffres du HCP. «Étant donné son poids relativement significatif dans l’économie nationale, la TPE devrait constituer le principal moteur de l’économie nationale tant en termes de croissance économique, de cohésion sociale que d’innovation. On remarque pourtant que la TPE ne participe qu’à hauteur de 20% de la valeur ajoutées crée et donc que sa contribution reste largement en deçà des potentialités que cette catégorie d’entreprises peut faire valoir», souligne la même source.

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