Mise en service de la station de dessalement de Chtouka : La phase d’essais entamée

Mise en service de la station de dessalement de Chtouka : La phase d’essais entamée

Très attendue par les agriculteurs du Souss-Massa, les travaux de construction de la station de dessalement de Chtouka sont achevés et vient d’entamer sa phase d’essais de mise en service.

Ce grand projet permettra à terme de sécuriser l’approvisionnement en eau potable du Grand Agadir et de fournir l’eau pour l’agriculture irriguée à haute valeur ajoutée de la zone de Chtouka. En effet, ce mégaprojet s’inscrit dans le cadre de la vision stratégique de Sa Majesté le Roi, qui donne une grande importance au développement durable du Royaume, à la préservation de l’environnement et des ressources souterraines ainsi qu’à la promotion des énergies vertes. Dicté par la nécessité d’accompagner le développement de la région Souss-Massa caractérisée par un grand dynamisme socio-économique, urbanistique et touristique, ce projet consiste en la réalisation d’ouvrages marins, d’une station de dessalement et des infrastructures d’irrigation.
Les travaux sur le réseau d’irrigation ont été lancés par Sa Majesté le Roi en février 2020 à partir de la station de l’eau de mer d’Agadir. Ce réseau est composé de conduites d’adduction sur 22 km, 5 stations de pompage, un réseau de distribution de 487 km de conduites et un réseau de raccordement de 300 km desservant 1.300 bornes d’irrigation.

Ce réseau permettra la sécurisation de l’irrigation de 15.000 ha, soit 1.300 exploitations agricoles dans la plaine de Chtouka par le dessalement de l’eau de mer en substitution à l’eau souterraine. Il contribuera ainsi à la préservation de l’activité agricole dans la région, notamment les cultures à haute valeur ajoutée.
La station de dessalement offrira dans la première phase 275.000 m3/jour à raison d’un débit de 125.000 m3/jour pour les besoins en eau d’irrigation. Ces installations permettront à terme de produire 400.000 m3/jour d’eau dessalée, partagée équitablement entre l’eau potable et l’eau d’irrigation. D’un coût global de 4,4 milliards de dirhams, ce projet de partenariat public-privé est le fruit de la mutualisation des efforts et des moyens entre le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts et de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE).Le recours au dessalement de l’eau de mer a été dicté par la nécessité d’accompagner le développement de la région Souss-Massa caractérisée par un grand dynamisme socio-économique, urbanistique et touristique dans la mesure où la région est alimentée actuellement à partir des ressources superficielles à raison de 80% (barrages de Moulay Abdellah et de Abdelmoumen) ainsi qu’à partir de ressources souterraines à hauteur de 20% (nappe de Souss).

Cette station se fixe principalement pour objectif de; sécuriser l’alimentation en eau d’irrigation de la zone de Chtouka par l’apport de l’eau dessalée en substitution aux prélèvements sur la nappe, maintenir l’activité agricole dans la zone notamment les cultures d’exportation à haute valeur ajoutée (serres, irrigation localisée, stations de conditionnement,..).

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