Modèle de développement : La DG du FMI livre sa recette

Modèle de développement : La DG du FMI livre sa recette

Pour Kristalina Georgieva, le Maroc est un pays qui a suivi un sentier difficile mais bénéfique pour l’économie et le peuple

La DG de la FMI met l’accent sur le leadership du Maroc en termes de «gouvernance et de lutte contre la corruption».

«Il faut investir dans le capital humain». C’est ainsi que Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), conçoit, jeudi à Rabat, sa recette pour le nouveau modèle de développement fort recherché par le Maroc. Pour la responsable en mission au Maroc, il faut donner aux ressources humaines «l’agilité de s’adapter et d’apprendre à apprendre».

3 points essentiels de la visite

L’oratrice, qui s’exprimait dans un point-presse parallèlement à cette mission, ne manque pas de préciser trois points à l’issue de ses échanges avec des responsables marocains. «Le Maroc montre le chemin dans la région et en Afrique. C’est un pays qui a suivi un sentier difficile mais bénéfique pour l’économie et le peuple», précise-t-elle comme 1er point. Dans ce sens, la DG met l’accent sur le leadership du Maroc en termes de «gouvernance et de lutte contre la corruption». Comme 2ème point, elle avance «l’importance du Royaume en Afrique ». Dans ce sens, le pays s’est engagé, selon ses dires, dans «la prospérité économique sur la base d’investissements dans le reste du continent». En 3ème lieu, l’intervenante se félicite des prochaines assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se tiendront en octobre 2021 à Marrakech. Outre ces points, la responsable s’exprime sur la croissance. 

4% de croissance en 2021

Après un taux de 2,8% en 2019, la croissance est prévue de se situer, selon ses dires, à environ «3,7% en 2020 et 4% en 2021». A propos de la ligne de précaution et de liquidité (LPL), elle précise que celle-ci n’a «jamais été utilisée par le Maroc». Tout comme la flexibilité du régime de change, le recours à la LPL est, selon ses dires, une décision qui relève de la discrétion du Royaume. Ce choix «souverain» à propos de la flexibilité du régime de change est également avancé par Mohamed Benchaâboun, ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration. Pour lui, cette option est faite avec une éventuelle  perspective de flottement». «Nous avons choisi le bon moment pour sortir à l’international», enchaîne-t-il à propos de la dernière sortie du Maroc à l’international.

De son côté, Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib, met l’accent sur le pouvoir des autorités marocaines quant au timing du choix de ce régime et de la LPL. Il évoque également l’offre de «sensibilisation et formation  d’opérateurs sur le change».

Regards croisés

Cela étant, la rencontre de la DG du FMI avec les médias était l’occasion pour elle de livrer des regards croisés sur des sujets d’actualité. C’est le cas du coronavirus en Chine. Pour elle, «ce qui se produit dans ce pays peut impacter des économies qui en sont très loin». Il était également question de culture et d’art dans les propos de Mme Georgieva. Pour elle, le Maroc est une société assez riche et dont la diversité est fort connue. L’événement de Marrakech est pour elle une occasion pour en témoigner davantage.

Assemblées

Le Maroc va abriter en 2021, les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale (BM) dans la cité ocre. «Le Maroc réussira cet événement important, eu égard à sa grande expérience accumulée dans ce domaine», a souligné Mme Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), lors de ses entretiens avec le wali de la Région Marrakech-Safi, gouverneur de la préfecture de Marrakech, Karim Kassi-Lahlou. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale prévues en 2021 à Marrakech.

La DG du FMI a, en outre, exprimé son immense joie de se rendre à Marrakech pour la première fois après sa nomination à la tête du Fonds monétaire international.

De son côté, M. Kassi-Lahlou a mis en avant les potentialités économiques importantes dont regorge la ville ocre, ainsi que les différentes initiatives prises afin d’instaurer un climat approprié en faveur de l’investissement productif et ce, à même d’offrir davantage de postes d’emploi et de promouvoir l’insertion sociale des différentes catégories, notamment les jeunes.

Réformes

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a rencontré le ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun. A l’issue de cette rencontre, la numéro un du FMI a indiqué que le Fonds est «impressionné» par la détermination du Maroc à poursuivre ses réformes structurelles. «Nous sommes impressionnés par la détermination du Maroc à poursuivre ses importantes réformes structurelles afin que son économie puisse répondre aux aspirations du peuple marocain», a-t-elle ajouté.

Pour sa part, M. Benchaâboun a fait savoir dans une déclaration similaire que sa rencontre avec Mme Georgieva a été l’occasion de discuter des sujets bilatéraux qui intéressent le Royaume du Maroc et le Fonds. Le FMI a régulièrement émis des notes montrant que le Maroc avance sereinement dans la bonne direction, notamment en ce qui concerne la soutenabilité de la dette, a fait observer M. Benchaâboun, Et d’ajouter que depuis 2012, «le Maroc réitère la ligne de précaution et de liquidité (LPL)», rappelant que cette ligne, qui est de 3 milliards de dollars aujourd’hui et qui arrive à son terme à fin 2020, sert comme une garantie supplémentaire qui permet au pays de faire face aux chocs externes.

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