Montagne : Un schéma d’aménagement pour Marrakech-Safi-Essaouira

Montagne : Un schéma d’aménagement pour  Marrakech-Safi-Essaouira

Lalla Takerkoust, Oukaimden, Imintanout, Targante…

Nos montagnes regorgent de richesses inestimables. La valorisation et la protection de ces zones permettront d’accompagner l’évolution des dynamiques territoriales. Néanmoins, l’aménagement de cette partie du territoire national se doit de respecter la fragilité de ses écosystèmes.
De même, les enjeux économiques, environnementaux, socio-démographiques et fonciers sont multiples et complexes et doivent être pris en considération. Sans parler du fait que la montagne constitue l’un des derniers refuges de la diversité de la faune et de la flore abritant ainsi les forêts et une vie animale importante.
Comment assurer le développement économique et social des populations des zones montagneuses tout en préservant les spécificités environnementales de ces régions ? C’est dans ce sens que l’Agence urbaine de Marrakech travaille actuellement sur un schéma d’orientation de l’aménagement de la montagne afférent aux communes de la province d’Al Haouz, de la province de Chichaoua et de la province d’Essaouira.

Ce projet a pour objectif l’organisation générale du développement spatial des territoires de la montagne relevant de la région Marrakech-Safi et s’étendant au champ d’intervention des Agences urbaines de Marrakech et d’Essaouira. Il s’agit aussi de prévoir des investissements et des réalisations publics à court, moyen et long termes. «Si certains programmes ont abouti à des résultats remarquables, d’autres tentatives d’aménagement avaient du mal à s’implanter à cause de l’inadaptation des techniques utilisées aux conditions physiques du milieu, et de l’incompatibilité des programmes avec l’économie et les choix des populations locales. D’où la nécessité d’intégrer dans les programmes les caractéristiques physiques et socio-économiques du milieu, pour essayer de composer avec l’amélioration de la production économique et sociale et la protection des ressources naturelles», argumente l’Agence urbaine de Marrakech.

Enjeux

La région abrite la chaîne du Haut-Atlas qui connaît une forte présence humaine et contient des gravures rupestres (dans l’Oukaimden et le Yagour par exemple) témoignant du passé historique de cette partie du Maroc. Considérée comme une «sous-région géographique» de la région Marrakech-Safi, la montagne englobe le tiers des provinces d’Al-Haouz, de Chichaoua et d’Essaouira constituant le long des bassins d’Al Haouz et du bassin Essaouira-Chichaoua du côté sud. Le schéma d’orientation de l’aménagement de la montagne implique la mise en place d’une vision globale. Il est question donc de déterminer les conditions permettant d’assurer l’équilibre entre le développement urbain et le développement rural, la préservation des espaces agricoles et la protection des espaces naturels, en particulier les paysages.

L’objectif étant aussi de mettre à niveau des centres montagnards émergents tout en respectant les spécificités géographiques de chaque agglomération. Cette étude devra couvrir les différents enjeux de cette zone et ce que cela implique, à savoir les enjeux fonciers, le désenclavement et l’ouverture de la montagne, l’identification des potentialités en matière de développement durable et les dysfonctionnements en la matière ainsi que le recensement des zones à risques (inondation, forte érosion). Il s’agit aussi de mesurer l’évolution de l’activité touristique et l’ouverture de la montagne sur l’économie, les retombées de ces nouvelles activités, d’examiner le développement des circuits touristiques existants et les transformations qui les accompagnent ainsi que les activités susceptibles d’avoir des impacts positifs au niveau de ces zones (emplois, amélioration des revenus).

Concilier préservation, aménagement et développement

La démarche initiée par l’Agence urbaine de Marrakech vise à cadrer les évolutions et les projets en cours comme l’accompagnement des chantiers de rattrapage dans les zones montagneuses considérées comme prioritaires, l’implantation des nouvelles infrastructures, la confirmation de la vocation agricole, le réajustement du retard aux niveaux social et économique ainsi que la réduction des disparités territoriales.

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