Le débat a porté sur le renouvellement de l’offre nationale d’offshoring dont la réussite repose sur une mobilisation collective.
Offshoring : Axées sur le renforcement du capital humain, le déploiement de la prime à la formation et le développement des Tech Valleys Offshoring, les conventions signées traduisent la volonté des pouvoirs publics et des opérateurs privés de soutenir la montée en gamme du secteur de l’offshoring au niveau national, d’attirer des investissements à forte valeur ajoutée et de stimuler la création d’emplois qualifiés à l’horizon 2030.
Le Maroc réaffirme son ambition de s’imposer comme un hub numérique de référence à l’échelle régionale et internationale. Réunis mardi à Rabat lors d’un panel de haut niveau, des responsables gouvernementaux, acteurs institutionnels et professionnels ont mis en avant une offre offshoring renouvelée, axée sur la valeur ajoutée, les compétences de pointe et la confiance numérique, afin de renforcer l’attractivité du Royaume et soutenir la création d’emplois qualifiés à l’horizon 2030. Pour ce faire, trois conventions majeures ont été signées. Elles portent notamment sur le déploiement de la prime à la formation, représentant un investissement stratégique dans le capital humain pour renforcer les compétences des talents du secteur, ainsi que sur le développement des Tech Valleys Offshoring à travers la mise en place de pôles économiques modernes et attractifs, combinant infrastructures de pointe et services à forte valeur ajoutée, destinés à accueillir des investissements nationaux et internationaux et à générer des emplois qualifiés. Il est à souligner que cette rencontre s’inscrit dans un esprit d’anticipation face aux mutations économiques et technologiques mondiales. L’occasion étant de réitérer les ambitions du Maroc à opérer une rupture positive avec les modèles classiques en attirant des activités à forte valeur ajoutée et en renforçant le positionnement du Royaume en tant que plateforme numérique de référence aux niveaux régional et international. Le débat a porté sur le renouvellement de l’offre nationale d’offshoring dont la réussite repose sur une mobilisation collective visant à bâtir un avenir économique fondé sur la création de valeur, l’excellence des talents et une ouverture internationale maîtrisée. Les échanges ont également permis de mettre en avant le rôle stratégique que joue le secteur de l’offshoring en tant que pilier central de la trajectoire de développement socio-économique du Royaume et levier de l’emploi qualifié. La stabilité macroéconomique du Maroc, la qualité de ses infrastructures et son capital humain l’érigent comme une destination de choix pour les opérateurs internationaux. D’ailleurs plus de 1.200 entreprises internationales ont fait le choix du Royaume après un arbitrage économique «rationnel, fondé sur la confiance, la compétence et la valeur. Sur le plan opérationnel, le secteur affiche des indicateurs solides illustrés par 148.500 emplois stables en 2024 dont 18.500 créations nettes en deux ans et des exportations de services atteignant le niveau inédit de 26,22 milliards de dirhams.
Tenant compte de ces acquis, la tutelle souligne l’exigence d’une montée en gamme du secteur. La finalité étant de continuer à capter un marché mondial en constante mutation, en privilégiant notamment les compétences pointues, les expertises spécialisées et l’agilité face à une concurrence continentale et internationale accrue.
Le Maroc trace par ailleurs des perspectives prometteuses à l’horizon 2030. Il aspire ainsi à doubler les revenus à l’export pour atteindre les 40 milliards de dirhams et créer 270.000 emplois et rendre l’offre «Made in Morocco» davantage visible et crédible sur les marchés internationaux. La concrétisation de ces objectifs est tributaire de l’instauration d’une gouvernance renouvelée, illustrée par le contrat programme 2024-2030 et la Circulaire 15/2025. Fruit d’un dialogue approfondi avec l’ensemble des parties prenantes, ce cadre vise à simplifier les dispositifs et à offrir une visibilité de long terme aux investisseurs. Il s’agit en effet d’un modèle structuré articulé autour de trois piliers fondamentaux, à savoir le capital humain à travers des formations en adéquation avec les besoins réels du marché, les infrastructures en développant des zones modernes, spécialisées et pleinement connectées à leur environnement régional, sans oublier l’importance d’un cadre incitatif clair et stable pour ancrer durablement les investissements sur le territoire national.









