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Paiement en ligne : McKinsey avance les prévisions en Afrique

Paiement en ligne : McKinsey avance les prévisions en Afrique

Les solutions de paiement en ligne pourraient croître de 152 %, d’ici à 2025, en Afrique; c’est ce qui ressort de la dernière étude de McKinsey.

Les analystes, réunis le 19 septembre dernier à Johannesburg, sont formels: «En Afrique, même si le mode de règlement en espèces est encore largement répandu, les solutions de paiement en ligne devraient connaître une forte croissance. Entre 2020 et 2025, les transactions en ligne domestiques devraient augmenter de plus de 40 milliards de dollars, totalisant un volume de transactions estimé à 188 milliards». Le nouveau rapport intitulé «The future of payments in Africa» a montré que «les habitudes des consommateurs, des entreprises, des entrepreneurs, des régulateurs et des établissements financiers ont bouleversé un marché en pleine expansion». Dans le même sens, les experts mettent en avant les opportunités et défis du secteur pour les acteurs traditionnels et non-traditionnels désireux de se faire une place dans un paysage concurrentiel et en perpétuel mouvement.

Concrètement, en 2020, le volume total des transactions sur le continent africain s’élevait à 800 milliards de dollars, soit 47 milliards de transactions individuelles. Les solutions de paiement électroniques ont été quantifiées, par ailleurs, à 24 milliards de dollars, dont 15 milliards pour les paiements domestiques. Cela dit, seulement 5 à 7% de l’ensemble des transactions de paiement réalisées en Afrique l’ont été via des canaux électroniques ou digitaux.
Selon Edem Seshie, directeur de projets au bureau McKinsey de Lagos, «les paiements digitaux représentent des leviers de croissance importants sur le continent africain, d’autant plus que les outils se sont améliorés et démocratisés, et que les infrastructures se sont développées. En Afrique, la persistance d’un certain nombre de barrières sur le marché traditionnel, l’évolution du comportement des consommateurs et des entreprises, ainsi que le soutien des gouvernements et un cadre règlementaire favorable, ouvrent des opportunités de croissance des paiements électroniques sans précédent». Pour Francois Jurd de Girancourt, directeur associé au bureau de McKinsey de Casablanca, «tous les acteurs du secteur qu’ils soient locaux, internationaux, traditionnels ou nouveaux entrants, s’emploient à innover pour capter leur part des 40 milliards de dollars de marché projetés en 2025.

Il s’agit d’un marché stimulant, complexe et évolutif, et qui de surcroît présente de formidables perspectives de croissance ; aussi devrait-on continuer à voir une nouvelle génération de champions émerger et croître». En termes prévisionnels, l’étude a révélé que «les portefeuilles électroniques devraient connaître la plus forte croissance en termes de revenus, mais les cartes bancaires resteront un vecteur de croissance essentiel, en raison de leur forte pénétration sur des marchés clés tels que l’Égypte, le Maroc et l’Afrique du Sud». Le taux de croissance annuel moyen (TCAM) du chiffre d’affaires généré par les paiements en ligne devrait, selon les pronostics des analystes de McKinsey, «quadrupler et dépasser la barre des 30%, soit un total d’environ 13 milliards de dollars en 2025». Les cartes bancaires et les portefeuilles électroniques pourraient générer, respectivement, près de 40% de ce chiffre d’affaires et les paiements depuis un compte bancaire moins de 25 %. Les experts affirment aussi que près «de la moitié du chiffre d’affaires des paiements électroniques devrait être portée par l’Egypte, le Ghana, le Kenya, le Nigeria et l’Afrique du Sud; le Nigeria en tête avec 35% de croissance annuelle».

Concernant les taux de croissance annuelle, ils pourraient atteindre plus de 20% dans d’autres pays, dont le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Sénégal et l’Ouganda. Et si l’Afrique du Sud continue à représenter le plus gros marché du paiement électronique d’Afrique, d’ici 2025, avec un chiffre d’affaires annuel de 5 milliards de dollars, elle devrait au total représenter une part moins importante. Une évolution qui démontre le développement du continent et de la puissance du moteur de consommation des ménages…

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