Palmeraies : 66.000 prélèvements pour dépister le fusarium

Palmeraies : 66.000 prélèvements pour  dépister le fusarium

La lutte contre le Bayoud se poursuit

Errachidia, Zagora, Ouarzazate, Tata, Figuig… nos zones oasiennes emblématiques regorgent d’un trésor naturel inestimable. Elles revêtent une importance sociale, culturelle et environnementale. De même, elles constituent depuis toujours une partie de l’identité de ces régions. Pour le développement de ce patrimoine naturel et la sauvegarde de son écosystème, plusieurs initiatives ont été prises ces dernières années, notamment la protection de ses palmeraies contre les maladies et les ravageurs. Dans ce schéma, l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) joue un rôle central. Actuellement, elle travaille sur l’analyse de l’état sanitaire des sols et des zones d’extension pour dépister le fusarium, agent causal de la maladie du Bayoud du palmier dattier. Il s’agit dans ce sens de réaliser des prélèvements et des analyses sur la contamination des sols en Bayoud à l’échelle des oasis traditionnelles et extensions. De ce fait, il sera procédé à 66.600 prélèvements et analyses du sol, dans les anciennes palmeraies et les zones d’extension existantes, en cours ou projetées.

Zones concernées

Les opérations de prélèvements recouvrent les palmeraies marocaines qui relèvent des provinces d’Errachidia, Zagora, Tata, Tinghir, Ouarzazate, Figuig, Guelmim et Assa-Zag en plus des zones d’extension au niveau des zones oasiennes. Pour ce faire, l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier a en effet lancé un appel d’offres pour l’analyse de l’état sanitaire des sols au niveau des palmeraies marocaines, l’aide à la prise de décision concernant les opérations de plantation des variétés de palmier dattier nobles sensible au Bayoud au niveau des zones indemnes, la pérennisation des investissements publics et privés, et la contribution à la veille phytosanitaire de l’écosystème oasien. Dans le détail, cette démarche consiste à l’implantation et repérage des sites de prélèvement, la réalisation des prélèvements sur une profondeur allant jusqu’à 100 cm dans les anciennes palmeraies et jusqu’à 60 cm dans les zones d’extension, la préparation des échantillons de sols pour analyse et l’analyse des échantillons par la technique de la biologie moléculaire par marquage moléculaire d’ADN.

Dépistages

En termes de chiffres, 13.800 échantillons seront analysés au niveau de la province d’Errachidia, notamment dans les palmeraies de Kheng, Mdaghra, Rissani, Fezna, Jorf, Mallab, Tinjdad, Goulmima. A Zagora, 12.700 échantillons seront prélevés dans les palmeraies traditionnelles Tarnata, Fezouta, Ktaoua, Tagounite, Mhamid, Tazarine. Du côté de la province de Ouarzazate, 3.600 analyses seront effectuées dans les palmeraies de Ouissalsate, Fint, Idlesane, Skoura. Le nombre d’échantillons à prélever et à analyser au niveau des palmeraies traditionnelles de la province de Tata (Foum Zguid, Tissint, Allogoum, Akka Ighane, Aguinane) s’élève pour sa part à 3.100. Pour ce qui est de la province de Figuig, on notera 2.800 prélèvements dans les palmeraies de Bouanane, Figuig, Ain Chair, Ain Choater et Bni Tajjit. Concernant Guelmim et Assa, 22.000 sont prévus dans les palmeraies de Guelmim, Aghbalo Ifrane, Taghjijte, Timoulay, Tagant, Aday, Bouizakarne, Asmra, Tainzert, Tiglit, Assa, Zag et Aouinet Alghoulmane. 1.900 analyses seront effectuées dans la province de Tinghir (Toudgha, Ait El Farsi, Taghzoute, Ouaklim, Ikniouen, Alnif, Hcia, Mcissi). S’agissant des zones d’extension, il sera procédé à 15.000 prélèvements à Errachidia, 3.000 à Zagora, 2.000 à Figuig, 2.000 à Guelmim et Assa et 4.500 à Tata.

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