Partenariat Maroc-Suisse : 38 millions de dirhams pour le tourisme durable de Beni Mellal-Khenifra

Partenariat Maroc-Suisse : 38 millions de dirhams pour le tourisme durable de Beni Mellal-Khenifra

Après sa conclusion le 8 juin dernier, le Maroc et la Suisse reviennent sur l’accord de coopération portant sur la promotion du tourisme durable.

Les deux pays se sont engagés à mettre en place un programme «Tourisme durable Suisse-Maroc» pour impulser le développement de ce secteur dans la région de Beni Mellal-Khenifra.

Une rencontre officielle a eu lieu, mercredi, durant laquelle la ministre du tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale et l’ambassadeur de la Suisse ont procédé à l’échange de l’accord de coopération. Une enveloppe de 38 millions de dirhams est mobilisée pour la concrétisation de ce partenariat étalé sur une période de 5 ans. Ce budget est financé à 90% par le secrétariat d’État à l’économie suisse (SECO) avec une contribution de 10% du ministère du tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale et de la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT).

Une approche pour promouvoir le tourisme de montagne

L’accord conclu entre le Maroc et la Suisse s’aligne sur la stratégie nationale de développement du tourisme durable. Il accompagnera ainsi la Région de Beni Mellal- Khenifra et plus particulièrement les provinces d’Azilal et de Béni Mellal à développer un tourisme durable. Ceci aura des retombées positives aussi bien sur les revenus des acteurs de la région que sur l’employabilité de cette zone, notamment chez les femmes et les jeunes. Notons que cette approche vient soutenir dans la région le développement de l’activité touristique initiée dans le cadre de la convention conclue entre la Région, le ministère du tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale, OCP et la SMIT pour un montant de 172 millions de dirhams. L’ambition étant de développer le tourisme de montagne à travers un enrichissement de l’offre touristique d’animation d’envergure, la valorisation des principaux sites naturels et le renforcement de la signalétique ainsi que de l’information touristique.

Un coup de pouce pour l’investissement touristique régional

Les actions proposées dans le cadre de ce partenariat visent essentiellement la promotion de l’investissement touristique ainsi que le développement d’un réseau des très petites et moyennes entreprises. Ce rapprochement porte en effet sur trois axes principaux. Il s’agit de développer les conditions cadres propices au développement d’un tourisme durable. Ceci passe par la mise à la disposition des acteurs locaux d’outils leur permettant d’améliorer la gestion de cette destination. Citons à cet effet la mise en place d’une plateforme de coordination pour le développement du tourisme durable au niveau de la région ainsi que la valorisation durable des atouts de la région en intégrant les standards de durabilité reconnus au niveau international par le Conseil mondial du tourisme durable (GSTC).

L’accord conclu tend également à renforcer la compétitivité et l’accès aux marchés de certains secteurs inclus dans la chaîne de valeur du tourisme. Il est ainsi question d’améliorer l’infrastructure des hébergements et des capacités d’accueil en tenant compte de critères GSTC et de renforcer les capacités des coopératives dans les secteurs pertinents pour le développement du tourisme, particulièrement les coopératives féminines. Un accompagnement des investisseurs à travers une plateforme est également prévu dans le cadre de ce partenariat. Le but étant de les encourager à intégrer la durabilité et la promotion des investissements.

Autre disposition fixée, on cite l’octroi d’une prime de l’investissement pour la mise sur le marché de produits durables et nouvelle génération. Le dernier axe de cette coopération concerne le renforcement du capital humain à travers la mise en place d’un programme qui vise l’amélioration de la gestion des gîtes et de l’accueil des visiteurs dans le respect des principes de durabilité. A cela s’ajoutent le développement de nouvelles formations pour des activités professionnelles et le développement de nouveaux métiers en lien avec la conjoncture post-Covid.

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