Le binôme a été le seul à présenter sa candidature pour le prochain mandat à la tête de la Confédération.
Elections : Sans surprise, le tandem Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri a été élu respectivement président et vice-président général de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) pour un mandat de trois ans. Ils ont obtenu 3.773 voix d’un total de 4.123 voix exprimées, soit un taux de 91,5% à l’issue de l’assemblée générale ordinaire élective (AGOE) qui s’est tenue le 14 mai 2026 à Casablanca. Retour sur le programme du binôme élu.
Après un quorum atteint, un rapport moral 2025 approuvé, la certification des comptes et le quitus établi, les membres de la CGEM ont pu procéder aux élections lors de l’assemblée générale ordinaire qui s’est tenue le 14 mai à Casablanca. Une salle comble confirme les attentes des opérateurs dans un contexte économique et social en pleine mutation.
Le binôme Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri qui a été le seul à présenter sa candidature pour le prochain mandat à la tête de la Confédération, avait déjà présenté il y a quelques jours son programme s’articulant autour de 5 axes. L’accélération de la transformation de l’économie nationale via la montée en gamme des entreprises étant au cœur des priorités de la stratégie retenue par le tandem qui connaît bien les dossiers de l’instance. Avant l’élaboration du programme, Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri avaient déjà, d’ailleurs, rencontré les représentants des 37 fédérations et des 12 régions de la CGEM. Ceci a permis de sonder les attentes et proposer des actions émanant directement du terrain.
Les deux élus avaient rappelé que « le Maroc traverse actuellement une séquence remarquable d’accélération, marquée notamment par une croissance de 4,9% durant deux années consécutives, un investissement public record de 380 milliards de dirhams en 2026 et des investissements directs étrangers ayant atteint 56 milliards de dirhams en 2025». L’échéance relative à la Coupe du monde 2030 a également été intégrée comme donnée fondamentale dans la dynamique de développement des opérations. Un rendez-vous majeur en soi pour le tourisme, l’investissement et l’image du Maroc à l’international… Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les transformations profondes relatives à l’intelligence artificielle, appelée à transformer les entreprises aussi profondément qu’Internet l’a fait il y a trente ans, ont été, également, prises, en ligne de compte dans le cadre de l’élaboration du programme. Concrètement, ce dernier s’articule autour de cinq axes stratégiques.
Le premier axe concerne l’environnement des affaires qui est illustré par une simplification administrative avec un passage à un modèle basé sur le cahier des charges et un contrôle a posteriori. La réforme du code du travail et celle de la fiscalité locale sont aussi deux fondamentaux qui ont été retenus au niveau de ce point.
Des actions sur l’accès au foncier industriel, notamment dans les zones sous tension ainsi que la poursuite des efforts en matière de financement bancaire et alternatif pour les TPME sont prévues à ce stade.
Le deuxième axe renvoie à la souveraineté productive. Il englobe l’accélération de la montée en gamme industrielle, le renforcement du taux d’intégration locale, le Made in Morocco, l’accélération de la transition énergétique, la réduction du coût de l’énergie, le renforcement de la compétitivité logistique et la réforme de la formation professionnelle.
Le troisième axe portera exclusivement sur l’innovation. Le programme retient la continuité dans la contribution active à la stratégie Digital Morocco 2030 à travers le développement des infrastructures numériques, des Data Centers, l’adoption de l’intelligence artificielle et le renforcement des compétences digitales. Il prévoit également le soutien à l’écosystème des startups, l’accélération de la digitalisation des TPME ainsi qu’un rôle plus opérationnel de la CGEM à travers le Morocco Innovation Lab dédié à la montée en gamme technologique des entreprises.
Le quatrième axe sera consacré au rayonnement international. Cette ambition repose essentiellement sur le renforcement de la compétitivité à l’export, le travail sur les normes et les critères ESG, l’accompagnement renforcé des TPME sur les marchés internationaux et bien sûr la mobilisation de la diaspora marocaine comme levier d’investissement et de compétences.
Enfin, le renforcement des synergies au sein même de la CGEM représente le dernier axe. Le binôme entend, en effet, renforcer les synergies inter-fédérations, élargir cette dynamique à d’autres groupements de fédérations et rapprocher davantage les commissions régionales des commissions centrales afin de favoriser des projets communs et des rapprochements entre entreprises.
Bref, les dés sont jetés. Le programme est clair. Et la contribution de tous sera bénéfique pour atteindre les objectifs.










