Débarquements : Malgré un recul marqué des volumes débarqués, la pêche côtière et artisanale a maintenu un niveau de valeur relativement stable à fin mai. Une dynamique portée par la bonne tenue de certains ports et de plusieurs espèces à forte valeur ajoutée.
Les débarquements de la pêche côtière et artisanale affichent une dynamique contrastée au titre des cinq premiers mois de l’année. Si les volumes ont nettement fléchi, la valeur générée est restée relativement au même niveau observé une année auparavant. 4,39 MMDH, tel est le montant global généré par le secteur de la pêche côtière et artisanale au titre des cinq premiers mois de l’année. Ce chiffre correspond à un volume de débarquements de l’ordre de 264.418 tonnes commercialisées à fin mai. Se référant aux indicateurs publiés par l’ONP, les débarquements s’inscrivent en baisse de 18% en poids et de 1% en valeur. La tendance baissière est confirmée aussi bien sur la côte Atlantique qu’au niveau des ports de la Méditerranée. Dans les détails, les ports de l’Atlantique continuent de capter l’essentiel des débarquements.
Le volume commercialisé dans ce périmètre s’est situé autour de 257.078 tonnes (-18%) générant ainsi une valeur de 4,09 MMDH, en progression de 1%. Parmi les ports de l’Atlantique ayant affiché une performance positive aux cinq premiers mois de l’année, on cite le port de Casablanca. Les produits de la pêche artisanale et côtière ont généré au niveau du port de Casablanca les 104,73 MDH, en amélioration de 27%, soit 10.734 tonnes commercialisées (+74%). On relève également une évolution positive des débarquements à Taghazout où les débarquements ont grimpé de 21% en volume et 16% en valeur. Il en est de même pour Tarfaya (11% en poids et 12% en montant). En parallèle, les ports de la Méditerranée ont vu leurs débarquements s’accroître de 4% en poids atteignant ainsi les 7.340 tonnes. Ce volume a été écoulé à 304,73 MDH, soit une valeur en baisse de 13% par rapport à la même période de l’année passée. Une croissance à deux chiffres a été enregistrée dans de nombreux ports de cette zone.
Citons dans ce sens le port de Dalia où le poids et la valeur des débarquements ont grimpé respectivement de 17% et 21%. Même constat au port de Inouaren où le volume s’est amélioré de 39 % tandis que la valeur s’est redressée de 31%. En parallèle, les débarquements au niveau du port de Ksar Sghir ont atteint un pic de 43% au moment où leur valeur s’est consolidée de 45%. On relève également une hausse de 16% de la valeur des produits commercialisés au niveau du port de Raskabdana, de 18% au niveau du port de Sidihsaine et de 1% au niveau du port de Tanger. Par espèce, les débarquements des coquillages, des poissons blancs et pélagiques ont reculé respectivement de 37%, à 30 tonnes, de 36%, à 33.115 tonnes et de 18% à 195.241 tonnes. À l’inverse, les débarquements des algues, des céphalopodes et des crustacés ont augmenté de 11%, à 2.057 tonnes, de 10%, à 30.837 tonnes et de 1%, à 3.137 tonnes.










