Plantation de 2.617 ha et formalisation de 34 autres projets

Plantation de 2.617 ha et formalisation  de 34 autres projets

Le projet de développement de l’arganiculture en environnement dégradé (DARED) avance à un rythme soutenu. En plus de la plantation de 2.617 ha, pas moins de 34 projets ont été formalisés pour une superficie de 9.983 ha, tandis que les études de faisabilité techniques et PGES ont concerné 8.318 ha.

Selon les chiffres publiés récemment par le département de l’agriculture, les travaux sont en cours pour 43 ouvrages de collecte des eaux pluviales, alors que la formation des bénéficiaires et des acteurs intervenant dans la filière de l’arganier a été lancée. En effet, l’amélioration de la résilience des écosystèmes et des services éco-systémiques induite par ce projet se traduit aussi par l’amélioration des moyens de subsistance des personnes, des communautés et des zones les plus vulnérables. Ce projet apporte également une considérable contribution à la séquestration des gaz à effet de serre, à hauteur de 600.000 T de CO2 à l’horizon 2030.

Considéré comme le premier projet financé par le Fonds vert pour le climat (FVC) au Maroc, le projet DARED permettra la mise en œuvre de la première phase du programme marocain d’arganiculture NAMA (Mesure d’atténuation appropriée au niveau national) sur une période de 6 ans, au profit de 26.500 bénéficiaires dont 25% sont des femmes. Le projet se concentre sur le développement et la promotion d’un nouveau système agricole «Arganiculture» qui contribuera à l’augmentation de la productivité d’argane. Couvrant les régions Marrakech-Safi, Souss-Massa et Guelmim-Oued Noun, le projet ambitieux DARED vise le renforcement de la résilience des communautés rurales et de la réserve de biosphère de l’arganier face aux changements climatiques.

La zone du projet se trouve mitoyenne de la réserve de la biosphère de l’arganeraie et à proximité d’un ensemble de sites d’intérêt biologique et écologique. Celui-ci vise notamment la plantation de 10.000 ha de verger d’arganier et 2.000 ha de plantes aromatiques et médicinales , la construction de 80 ouvrages de collecte des eaux pluviales, la création de 11 centres de collecte d’Affyach et une unité de valorisation, le renforcement des capacités des organisations professionnelles des producteurs d’argane et de la recherche scientifique et la cogestion des forêts naturelles. Pour rappel, ce projet qui s’étale sur la période 2017-2023 est soumis par le ministère de l’agriculture et des eaux et forêts via l’Agence de développement agricole (ADA) en tant qu’entité accréditée par GCF. L’ANDZOA, en sa qualité d’agence d’exécution du projet, est en charge de sa réalisation en partenariat avec les représentations régionales et provinciales du département de l’agriculture et des eaux et forêts et les agences des bassins hydrauliques concernés.

La Fédération interprofessionnelle de la filière de l’argane est également partie prenante de ce programme. L’investissement global est de 49,2 millions de dollars, à travers un apport de 39,3 millions de dollars par le Fonds vert pour le climat. Le gouvernement marocain apporte pour sa part une contribution de 9,9 millions de dollars.

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