Port d’Agadir : Le nouveau terminal quasiment prêt

Port d’Agadir : Le nouveau terminal  quasiment prêt

Face au coût élevé des plans de développement régionaux (PDR)

Le projet d’un terminal polyvalent du port d’Agadir fait son chemin. Il atteint aujourd’hui un taux d’avancement de 97%, alors que la fin prévisionnelle des travaux est fixée pour le mois de juillet prochain. Celui-ci permettra au port d’Agadir de faire face aux demandes des différents segments d’activité.
Ayant nécessité 48 mois de travaux, ce nouveau terminal est situé sur le prolongement du terminal céréalier et adossé à la jetée principale du port de commerce. Il est réalisé par le groupement Houar-Slimar pour le compte de l’Agence nationale des ports (ANP).
Les objectifs assignés à ce projet consistent en l’augmentation de la capacité du port d’Agadir pour réduire les perturbations d’exploitation engendrées par l’accostage des navires croisiéristes et militaires, anticiper les besoins futurs du port en termes d’infrastructures d’accostage pour accompagner le développement industriel de la région Souss-Massa et des régions du Sud , réduire le taux d’attente pour les navires de commerce au port d’Agadir, améliorer le processus de traitement des navires de commerce et faire face aux nouvelles opportunités de trafic portuaire.
Avec un coût global de 403 millions DH, les travaux réalisés par les services de l’Agence nationale des ports ont porté sur la construction d’un quai en caissons de 366 mètres linéaires et d’un tirant d’eau de 15,5 m/Zh, équipé par les superstructures nécessaires et d’un terre-plein de 5,3 ha.
Aussi, des travaux de dragage et de déroctage sont en cours de réalisation pour la mise aux normes du cercle d’évitage du port de commerce pour un coût global de 56,5 MDH.
Il est à signaler que le port d’Agadir a réalisé, au titre de l’année 2020, un trafic commercial dépassant pour la première fois les 6 millions de tonnes et un trafic des produits de la pêche d’environ 87 mille tonnes, en hausse par rapport à 2019 respectivement de 18 et de 36%.
Notons que selon la Stratégie nationale portuaire 2030, «le port d’Agadir, en tant que port d’équilibre régional, devient un concurrent de Casablanca sur l’hinterland éloigné de Casablanca (zone de Marrakech). Il peut également devenir un port majeur pour les escales de croisière de la sous-région, en appui de la Stratégie nationale de développement touristique».
La même source ajoute que «compte tenu des capacités encore disponibles pour le commerce, celles-ci peuvent être valorisées et optimisées pour desservir un large hinterland régional. Il verra aussi un déplacement de son poste pétrolier pour recevoir des tankers de 60.000 TPL et deux extensions de quais pour les conteneurs et les vracs». La pêche et ses services associés, notamment la réparation navale, bénéficient d’une recomposition des espaces grâce à une extension extérieure (centrale). La nouvelle configuration du port d’Agadir lui permettra de traiter un trafic global annuel de commerce de 16 MT à l’horizon 2030.

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