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Portant sur une capacité de 300 mégawatts : 22 MMDH de projets énergétiques approuvés au premier trimestre 2026

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Le ministère a autorisé, depuis 2021, environ 66 projets d’énergies renouvelables d’une capacité totale de 6 gigawatts, pour des investissements dépassant 55 MMDH.

Transition énergétique : Le Maroc confirme son ambition de devenir un acteur majeur de la transition énergétique en multipliant les investissements dans les énergies renouvelables et les infrastructures électriques. Les projets approuvés au premier trimestre 2026 traduisent une accélération sans précédent du secteur, portée par des réformes destinées à renforcer la souveraineté énergétique et à encourager l’investissement privé.

Le Maroc poursuit sa transition vers un modèle énergétique plus durable et compétitif. En témoigne la cadence soutenue des investissements dans le secteur. Le bilan dressé par Leila Benali, mardi, lors de son intervention à la Chambre des conseillers confirme sa dynamique. La ministre de la transition énergétique et du développement durable a mis en avant les avancées enregistrées en matière d’énergies renouvelables, d’autoproduction et d’infrastructures électriques, soulignant l’importance des projets autorisés au cours du premier trimestre 2026 ainsi que les efforts engagés pour renforcer la souveraineté énergétique et stimuler l’investissement privé.A fin mars, près de 22 milliards de dirhams de projets énergétiques ont été approuvés d’une capacité totale avoisinant 300 mégawatts.

«Ces projets représentent près du tiers de la capacité installée actuelle au Maroc, considérant que le premier trimestre 2026 constitue le deuxième tournant en matière d’investissements et d’autorisations», assure la ministre. Et d’ajouter : «Le ministère a autorisé, depuis 2021, environ 66 projets d’énergies renouvelables d’une capacité totale de 6 gigawatts, pour des investissements dépassant 55 milliards de dirhams, contre seulement 23 autorisations entre 2011 et 2021». La ministre a également fait état d’une amélioration du rythme d’octroi des autorisations. Il ressort désormais huit fois supérieur que celui enregistré avant 2021. De même, la part des énergies renouvelables a également augmenté sur les 4 dernières années passant de 37 % en 2021 à 46 % en 2025 marquant ainsi une progression de neuf points. «Cette proportion demeure bien inférieure à la part réelle, au regard des chiffres des panneaux solaires importés et des efforts déployés dans le domaine de l’autoproduction», explique Mme Benali. Et de souligner que «le soutien à l’investissement dans le secteur énergétique constitue un levier de création d’emplois et de renforcement de la compétitivité de l’économie nationale, tout en répondant à l’enjeu de la souveraineté énergétique».

La ministre a par ailleurs rappelé que les réformes institutionnelles, législatives et réglementaires engagées par le gouvernement visent à faire face aux contraintes internes et externes auxquelles ce chantier est confronté. Dans ce contexte, Mme Benali a indiqué que la loi 82.21 relative à l’autoproduction d’électricité ouvre la voie aux citoyens et aux entreprises pour produire une électricité propre destinée à leur propre consommation, tandis que la loi 40.19 relative aux énergies renouvelables a permis de simplifier les procédures et de réaliser, pour la première fois, des installations de stockage d’électricité. Elle a également évoqué l’élaboration du plan d’équipement électrique de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable pour la période 2025-2030, un « plan vert » pour lequel des investissements de 120 milliards de dirhams ont été mobilisés. Ce plan prévoit une capacité additionnelle de 15 gigawatts, dont plus de 12 gigawatts provenant de sources renouvelables, soit 88 % des nouvelles capacités.

Concernant le secteur des produits pétroliers, elle a affirmé que le ministère a poursuivi la mise en œuvre de réformes visant à renforcer l’investissement et la concurrence, à travers la simplification et la numérisation des procédures administratives. Elle a signalé que plus de 800 stations-service ont été créées grâce à des investissements avoisinant 2,5 milliards de dirhams, générant plus de 4.000 emplois. La ministre a fait savoir que le gouvernement a engagé, entre autres réformes, celui de l’Office national des hydrocarbures et des mines, dans le but d’élaborer un projet de loi encadrant le secteur du gaz naturel, lequel a été soumis au Secrétariat général du gouvernement.