Evolution : Bank Al-Maghrib relève une nouvelle accélération du crédit bancaire au secteur non financier. La croissance annuelle s’est établie à 8,9% en mai 2026, portée par l’envolée des crédits au secteur public.
Le crédit bancaire au secteur non financier poursuit son accélération. Une croissance de 8,9% a été relevée au titre des cinq premiers mois contre 8% auparavant. Dans son récent bulletin statistique, Bank Al-Maghrib attribue cette évolution, essentiellement,à la croissance des concours au secteur public de 39,5% après 29,3%, en l’occurrence des crédits aux sociétés non financières publiques dont le rythme s’est accéléré à 15,5% contre 5,4%. Pour ce qui est des concours au secteur privé, leur taux de croissance annuel s’est maintenu à 5,2% en mai 2026, avec une progression de 6,3% pour les crédits aux sociétés non financières privées et de 3,5% pour ceux aux ménages.
Sur un encours global de 1.259,11 milliards de dirhams, le secteur non financier a contracté des crédits de l’ordre de 1042,4 milliards de dirhams à fin mai. Le secteur privé y a contracté 899,6 milliards de dirhams, 477,3 milliards de dirhams accordés aux sociétés non financières privées et 401,1 milliards de dirhams aux ménages. Les particuliers et les MRE se sont vus contracter des prêts de l’ordre de 370,2 milliards de dirhams à fin mai dont 30,9 milliards de dirhams destinés aux entrepreneurs individuels. Les prêts accordés au secteur public se sont élevés à 142,8 milliards de dirhams. On relève 54,2 milliards de dirhams pour les administrations locales et 88,6 milliards de dirhams pour les sociétés non financières publiques.
Par objet économique, l’évolution annuelle du concours bancaire au secteur non financier recouvre une accélération de la croissance des facilités de trésorerie à 4,3% contre 1,4%. Bank Al-Maghrib relève par ailleurs une stagnation du taux d’accroissement du crédit à l’équipement à 26,1% ainsi qu’une décélération de la croissance des prêts à l’immobilier de 3,6% à 3,2% et de ceux à la consommation de 4,7% à 4,2%. S’agissant des créances en souffrance, elles ont marqué une hausse en glissement annuel de 4,9% contre 2,6%. Leur ratio au crédit bancaire s’est établi à 8,4% contre 8,3% en avril 2026.










