Pour booster le potentiel touristique et économique de Casablanca : L’Intérieur planche sur la stratégie de développement du littoral

Pour booster le potentiel touristique et économique de Casablanca : L’Intérieur planche sur la stratégie de développement du littoral

La protection du littoral et de l’équilibre socio-économique des riverains face aux effets de l’aménagement que subit cette zone s’impose. Ainsi, tout choix d’aménagement du littoral doit comprendre des mesures visant à protéger le front de mer et tout l’espace littoral.

Marina, port, Grande Mosquée Hassan II, nouvelle corniche, presqu’île d’El Hank, Corniche d’Ain Diab, plage Dar Bouazza… Casablanca dispose d’un littoral abritant un patrimoine paysager et bâti important. Cet espace compte plusieurs zones qui devraient booster l’attractivité de la ville s’il est mis en valeur. Partant de là, le ministère de l’intérieur et l’Agence urbaine de Casablanca (AUC) planchent sur une stratégie de développement intégré de la bande littorale afin de surmonter les inégalités entre cette partie et l’arrière-pays du Grand Casablanca. L’objectif étant de proposer de nouvelles pistes et orientations par lesquelles les deux parties territoriales seront liées et combinées de manière économiquement rentable, explique l’Agence.

Huit territoires administratifs concernés

Au total, le linéaire couvert par ce projet s’étend sur une bande littorale de près de 90 km et dispose d’une profondeur d’environ 1 km. Elle traverse d’ouest à l’est de l’aire du Schéma directeur d’aménagement urbain de Casablanca qui compte la commune de Dar Bouazza, l’arrondissement d’Anfa, l’arrondissement de Sidi Belyout, l’arrondissement d’Ain Sebaa, l’arrondissement de Sidi Bernoussi, la commune d’Ain Harrouda, la commune de Mohammedia et la commune de Mansouria. Dans ce sens, la protection du littoral et de l’équilibre socio-économique des riverains face aux effets de l’aménagement que subit cette zone s’impose. Ainsi, tout choix d’aménagement du littoral doit comprendre des mesures visant à protéger le front de mer et tout l’espace littoral. Selon l’Agence urbaine de Casablanca, cela va aussi de la préservation du droit à la fréquentation libre pour la population locale. Par conséquent, la protection de la bande littorale devrait englober une dimension socio-économique préservant l’activité des populations riveraines.

Introduire une planification résiliente et durable

Anticiper les vulnérabilités des territoires dans la bande littorale constitue une des motivations de ce projet. En effet, le ministère de l’intérieur et l’Agence urbaine de Casablanca misent sur un territoire plus résilient. Et pour cause: l’espace concerné comprend une part importante de la population et des actifs soumis aux risques naturels comme les inondations ou la montée de la mer. Parallèlement, le littoral n’échappe pas aux risques technologiques (par exemple: dépôt d’hydrocarbures, usines de fabrication d’explosifs) pouvant être engendrés par le développement industriel de Casablanca concentré notamment sur une partie du littoral. La tutelle espère introduire des méthodes et des principes de planification résilients et durables pour pallier le coût élevé des aléas climatiques et assurer les niveaux de protection pour le fonctionnement normal de la ville.

Attractivité touristique et actions en perspective

Parmi les actions tenant à la dynamisation de l’activité touristique, on compte la valorisation du port, l’aménagement des plages et le développement des équipements de loisirs nautiques, la maîtrise du développement urbain et contrôle de l’implantation des hôtels et résidences hôtelières, la préservation de la continuité des promenades le long du littoral, et la maîtrise de l’accessibilité et la desserte du littoral. Dans cette opération, le ministère de l’intérieur procède par séquences. Il s’agit des secteurs à enjeux (le secteur du port, la marina, le secteur de la Grande Mosquée Hassan II, la nouvelle corniche, la presqu’île d’El Hank, la corniche de Ain Diab, les plages de Sidi Abderrahman, les plages de Dar Bouazza, et le littoral Est entre le port et Mohammedia). Au niveau du port, plusieurs projets menés par l’Agence nationale des ports (ANP) visant son réaménagement sont en cours. Cela concerne la réalisation de la composante maritime de la voie reliant le port de Casablanca à la Zone logistique multi flux de Zenata, le nouveau port de pêche, le nouveau chantier naval et le nouveau terminal pour les croisières.

Du côté de la Marina, il s’agit de la préservation de l’ouverture de la ville sur la mer et la préservation de promenades publiques le long de la côte. Pour ce qui est de la nouvelle corniche située entre la Grande Mosquée et El Hank, elle vient renforcer les infrastructures et équipements de base de la métropole et constitue un lieu d’attraction important pour les Casablancais. Concernant la presqu’île d’El Hank, son phare est un point de repère important le long du littoral de Casablanca. Pour la tutelle, la presqu’île mérite la construction d’un ou plusieurs grands équipements emblématiques, en écho à la Mosquée Hassan II. S’agissant de la corniche d’Aïn Diab, son positionnement actuel sur les loisirs mérite d’être renforcé et amélioré du point de vue de la qualité des aménagements. «La question du réaménagement et de l’éventuelle réaffectation des piscines abandonnées est un élément important en termes d’offre de loisirs (nouvelles bases nautiques) mais également en termes de paysage», indique la même source. Dans cette liste, on trouve également les plages de Sidi Abderrahman dont la corniche mérite une attention particulière en termes d’aménagement, explique l’Agence ajoutant que les aménagements autour du parc de Sindibad et du site archéologique de Sidi Abderrahman sont également porteurs d’enjeux touristiques importants.

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