Pour économiser la ressource : Le département de l’Eau mise sur un nouveau programme d’ici 2027

Pour économiser la ressource : Le département de l’Eau mise sur  un nouveau programme d’ici 2027

Si l’eau rendue potable sert à diverses activités humaines, le prélèvement des quantités de cette denrée en milieu naturel devra s’adapter aux effets du dérèglement climatique et de la pression de plus en forte sur cette ressource.

Bien qu’elle soit abondante, seule une infime partie d’eau douce est présente sur terre. Le défi de la ressource en eau pourra être relevé avec une gestion optimisée et planifiée à court et à moyen termes. Si l’eau rendue potable sert à diverses activités humaines, le prélèvement des quantités de cette denrée en milieu naturel devra s’adapter aux effets du dérèglement climatique et de la pression de plus en forte sur cette ressource. Composante essentielle du vivant, la gestion de l’eau doit répondre aux besoins croissants en eau de la population tout en protégeant sa durabilité et sa pérennité. Dans ce sens la Direction générale de l’eau relevant du ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau planche sur plusieurs projets dont la gestion des ressources en eaux sur la période 2021-2027 ainsi que la mise en œuvre des actions relatives au développement de l’offre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation (PNAEI) d’ici 2027. Le département de l’Eau sera accompagné d’une expertise technique pour la mise en place de ses programmes.

Renforcer l’approvisionnement en eau potable

Le Programme d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation s’étale sur une période de six ans. Il s’articule autour de 5 axes dont le développement de l’offre en eau conventionnelle et non conventionnelle, la gestion de la demande et la valorisation de l’eau, la réutilisation des eaux usées épurées et le renforcement de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural. Un volet communication et sensibilisation autour de la gestion de l’eau est également pris en compte dans le cadre de ce programme.
Pour y parvenir, la Direction générale de l’Eau travaille sur l’établissement des modes de gestion intégrée et optimisée des projets et aménagements hydrauliques prévus par le PNAEPI pour la période 2020-2027 (qui concerne les barrages, les interconnexions ou encore dessalement) tenant en compte des aménagements existants et ceux en cours de réalisation. Il s’agit aussi d’évaluer les impacts sur l’environnement naturelle et socio-économique des projets hydrauliques, notamment les barrages structurants et les petits barrages ayant pour but le développement local. L’objectif sera également de procéder à l’analyse de l’impact des aménagements hydrauliques sur les eaux souterraines.

Actions à mettre en place

Pour ce qui est du développement de l’offre du Programme national d’approvisionnement eau potable et d’irrigation 2020-2027, il est question de mettre en œuvre les actions relatives à ce projet. Cette démarche couvre les projets de grands barrages et des surélévations et/ou réhabilitation des barrages existants, les projets de transfert d’eau interbassins et les interconnexions entre les systèmes hydrauliques pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable et industrielle des villes et centres urbains et l’irrigation des grands périmètres agricoles.

Ce projet englobe également le programme des petits barrages et les protections des cours d’eau prévus pour le développement local. Dans la même optique, le programme des petits barrages et des aménagements des cours d’eau devra inclure la faisabilité des sites de petits barrages, l’opportunité des projets, les études de conception, les études des équipements hydromécaniques et électromécaniques, leur fabrication, leur montage et leur mise en service, ou encore le suivi de la mise en eau du barrage. Selon la Direction générale de l’eau, l’opportunité des projets des petits barrages devra être analysée en coordination avec les différents intervenants en tenant compte de la capacité de développement et de mobilisation des ressources en eau avec un niveau minimum de garantie de la ressource en eau, des objectifs à satisfaire, de l’adhésion des partenaires et de l’impact socio-économique et environnemental.

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