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Pour renforcer leur rôle économique : Les Chambres de commerce opèrent leur mue

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Longtemps cantonnées à un rôle de représentation, les CCIS sont désormais appelées à jouer un rôle plus actif dans la création de valeur.

Projet : Les Chambres de commerce, d’industrie et de services (CCIS) entendent consolider leur position en tant qu’acteurs clés du développement économique régional et national. Pour ce faire, une étude vient d’être lancée afin de mettre en œuvre les plans de développement de ces entités et leur fédération. Ce projet est porté par le ministère de l’industrie et du commerce. Les détails.

Le ministère de l’industrie et du commerce s’attelle à la mise en œuvre des plans de développement des Chambres de commerce, d’industrie et de services et de leur fédération. Cette priorité inspirée des discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à plusieurs occasions, a tracé les grandes orientations visant la dynamisation du rôle des CCIS, dont l’objectif est, selon le ministère, d’enraciner une nouvelle conception faisant de ces Chambres un véritable levier de l’investissement productif, les amenant à jouer, en plus du rôle de représentation des forces économiques et sociales, le rôle économique qui leur incombe, à savoir celui de la création de l’emploi, du développement des projets économiques régionaux, d’intermédiation professionnelle et d’aide et d’assistance à leurs ressortissants.
Longtemps cantonnées à un rôle de représentation, les CCIS sont désormais appelées à jouer un rôle plus actif dans la création de valeur. Elles devront notamment contribuer à la promotion de l’emploi, à l’accompagnement des projets économiques régionaux, ainsi qu’à l’intermédiation et à l’assistance des opérateurs économiques. Aujourd’hui engagées dans une nouvelle phase de développement, ces structures ambitionnent de devenir des acteurs performants du développement local.
La régionalisation avancée, combinée à l’appui financier de l’État à travers des conventions dédiées, offre une opportunité majeure pour renforcer leurs capacités et améliorer la qualité des services rendus. Cependant, plusieurs défis persistent et entravent encore la pleine efficacité de ces institutions. Face aux attentes croissantes des acteurs économiques, des mesures d’accompagnement ont été mises en place, notamment la réalisation d’une étude stratégique couvrant plusieurs axes d’intervention. Ainsi, le ministère de l’industrie et du commerce s’est engagé à piloter la mise en œuvre des plans de développement des CCIS, en collaboration avec leur fédération. Cet accompagnement inclut le recours à une expertise externe chargée de fournir l’assistance technique nécessaire à la bonne exécution des projets. L’étude en question poursuit plusieurs objectifs, à savoir finaliser les chantiers mutualisés prévus dans les conventions, évaluer l’impact des plans de développement et du système de gestion des CCIS, ainsi qu’analyser les projets à fort potentiel économique portés par ces institutions. Elle vise également à proposer des modèles de gestion adaptés pour les projets retenus.
Dans ce sens, quatre grandes phases structurent cette démarche. La première phase est consacrée à l’évaluation de la mise en œuvre des plans de développement et à la proposition de plans d’action. La deuxième phase est dédiée à la restructuration des centres de médiation et d’arbitrage.
La troisième phase porte sur l’évaluation des projets économiques, incluant des visites de terrain et la quatrième phase vise à concevoir des modes de gestion optimisés pour les projets réalisés.

La restructuration des centres de médiation

La restructuration des centres de médiation et d’arbitrage gérés par les Chambres de commerce, d’industrie et de services (CCIS) est la deuxième phase dudit programme. Ces structures, instituées dans le cadre légal en vigueur, jouent un rôle clé dans la promotion des modes alternatifs de résolution des litiges, notamment dans les domaines commerciaux. La médiation et l’arbitrage constituent en effet des alternatives efficaces qui permettent aux entreprises de résoudre leurs différends de manière plus rapide, confidentielle et souvent moins coûteuse, tout en s’appuyant sur des règles et procédures clairement définies. Cependant, malgré leur potentiel, ces centres font face à plusieurs défis. « Aujourd’hui, les centres de médiation et d’arbitrage pilotés par les CCIS connaissent plusieurs difficultés dans leur mode de gestion, manifestées par le nombre limité de consultations annuelles et le manque de la promotion de leurs services auprès des entreprises », indique la même source.

Des difficultés de gouvernance, un manque de ressources humaines, ainsi qu’une faible promotion de leurs services limitent aujourd’hui leur impact et leur attractivité auprès des acteurs économiques. Dans ce contexte, un diagnostic global du fonctionnement de ces centres devra être effectué. Cette analyse portera notamment sur les aspects organisationnels, opérationnels et communicationnels, ainsi que sur l’évaluation des services de médiation et d’arbitrage actuellement proposés.
De même, les consultations avec les parties prenantes permettront de mieux comprendre les réalités locales, d’identifier les dysfonctionnements et de mesurer les écarts entre les pratiques existantes et les standards attendus. En parallèle, un travail de benchmark sera réalisé afin de s’inspirer des meilleures pratiques internationales en matière de médiation et d’arbitrage. L’objectif est d’adapter ces modèles au contexte national, en tenant compte des spécificités économiques et institutionnelles. Sur la base de ces analyses, un nouveau modèle de fonctionnement des centres sera élaboré. Celui-ci visera à renforcer leur efficacité, leur crédibilité et leur accessibilité pour les entreprises.

La réforme envisagée inclura notamment une refonte du mode de gouvernance des centres, la mise en place d’une stratégie de promotion de leurs services et la mobilisation des ressources humaines et matérielles nécessaires à leur transformation. Un plan détaillé de restructuration sera également proposé afin d’accompagner la mise en œuvre de ces changements.