Préfabrication des composants en béton : Sadet veut conquérir l Afrique

Préfabrication des composants en béton : Sadet veut conquérir l Afrique

Le continent africain ne cesse de séduire. Volonté politique oblige, plusieurs banques marocaines se sont positionnées sur l’Afrique facilitant ainsi la tâche aux investisseurs potentiels. La demande est forte au même titre que le besoin en expertises. Toutes ces composantes ont fait reconsidérer à Sadet, société de préfabrication des composants en béton précontraint au Maroc, l’éventualité de se pencher sur d’autres marchés émergents tout en consolidant son positionnement de leader sur le marché national.

Revoir sa stratégie et installer des unités sur le continent africain sont à l’ordre du jour chez la société Sadet. Toutefois pour ce faire, et comme l’explique Azzedine Abaâkil, président-directeur général de Sadet, «il faut se donner les moyens. Plusieurs scénarios de montage financier sont probables». En effet, afin de consolider sa position de leader dans le marché national et affirmer ses ambitions dans celui international, Sadet n’écarte aucune solution.

«Une ouverture au marché des capitaux, notamment via une introduction en Bourse, est envisagée pour accompagner notre nouvelle stratégie de conquête des marchés. Des joints-ventures avec des partenaires internationaux sont également à négocier», ajoute la même source.

Il est par ailleurs à noter que, en dépit du fait que le marché global du BTP ait subi une baisse due à la crise, le chiffre d’affaires de Sadet a grimpé entre 2009 et 2012, passant de 158 millions DH à 273 millions DH, soit une augmentation de 70%. Durant ces mêmes trois années, Sadet a engagé une enveloppe de 225 millions DH en termes d’investissements.

Lesquels investissements ont permis de mener à bien trois importants chantiers, à savoir la construction d’une usine à Tanger, dotée d’une grande capacité, la rénovation de celle sise à Bouskoura et l’installation de bancs de poutres et prédalles à Témara. S’ajouteront à ces usines deux autres unités, une première dans la région d’Agadir et une deuxième dans l’Oriental, dans la ville d’Oujda.

«La demande est grandissante. Nous entendons nous rapprocher davantage de nos clients, facilitant ainsi le service tout en amortissant les frais de transport de nos produits», précise Azzedine Abaâkil. Une fois son positionnement consolidé, Sadet a pu obtenir une certification CE pour ses produits, chose qui lui permettra de les exporter vers l’Europe. «Il s’agit d’une première pour une société de construction», note, non sans fierté, la responsable du volet innovation dans ladite société.

Néanmoins, pour ce qui est du marché local, le directeur général de Sadet n’a pas omis de signaler que le Maroc a besoin d’un vrai rééquilibrage des fondamentaux de l’économie tout en espérant que «la loi sur les délais de paiement dépasse son état de texte et soit réellement applicable».

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