8ème édition du Congrès international de l’arganier
Colloque : La préservation de l’arganeraie passe par le renforcement de la recherche scientifique dédiée à cet écosystème forestier unique au monde et reconnu pour son rôle écologique, économique et culturel, ont souligné des experts réunis dimanche à Essaouira.
Intervenant lors d’un panel sous le thème «Structure, gestion et conservation de l’écosystème arganeraie», organisé dans le cadre de la 8ème édition du Congrès international de l’arganier, placée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, les participants ont ainsi attiré l’attention sur la nécessité d’encourager des projets interdisciplinaires de recherche scientifique sur l’arganeraie associant chercheurs, décideurs, acteurs locaux et communautés pour mieux valoriser les résultats sur le terrain.
Ils ont, dans ce sens, appelé à renforcer le suivi biologique des sols de l’arganeraie en utilisant les nématodes, les microbes du sol et les indicateurs de fertilité comme outils de diagnostic, notant l’importance de développer une plateforme basée sur la télédétection et l’intelligence artificielle (IA) pour suivre le couvert d’arganier et détecter précocement sa dégradation.
Les intervenants ont plaidé, en outre, pour l’approfondissement de l’étude des liens entre nutrition minérale et composition phytochimique, ainsi que l’utilisation de la modélisation spatiale et le machine learning pour identifier les zones prioritaires de conservation, de reboisement et de restauration.
Dans une déclaration à la MAP, Jamal Hallam, chercheur en gestion des sols et de l’eau à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), a fait savoir que ce panel a également constitué une occasion d’échanger autour de l’écologie et de la biodiversité associées à l’arganier.
Il a indiqué que les interventions ont notamment abordé l’effet suppressif des sols de l’arganeraie vis-à-vis des bioagresseurs, ainsi que le rôle des communautés microbiennes du sol.
Les discussions ont aussi mis l’accent sur la mobilisation de technologies nouvelles et modernes pour la détection des périmètres à haute densité floristique, de même que sur l’importance des mycorhizes dans l’adaptation de l’arganier aux stress environnementaux, a-t-il poursuivi.
Organisée par l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), en partenariat avec l’INRA, l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) et la Fédération interprofessionnelle de la filière de l’argan (Fifargane), la 8ème édition du Congrès international de l’arganier (8-10 mai) réunit cette année près de 500 congressistes marocains et étrangers.
Cet événement d’envergure ambitionne de renforcer les échanges scientifiques et les partenariats autour du rôle stratégique de l’arganier et de son système écologique, tout en faisant la lumière sur les avancées réalisées dans les domaines de la recherche, de l’arganiculture et de la valorisation durable des produits dérivés.










