L’ANRAC s’engage à contribuer au financement de ce projet avec le montant de 5 millions de dirhams.
Ce projet, qui fait l’objet d’une convention multipartite, permet de promouvoir et soutenir l’investissement dans ce secteur et d’aider ainsi à la reconversion des agriculteurs de la culture illicite vers une culture licite, durable et génératrice de revenus et des opportunités d’emploi pour la population de cette province.
Le Nord mise sur la filière du cannabis licite comme un levier de développement pour les provinces concernées, dont Al Hoceima et Chefchaouen. Ainsi, la région connaîtra la création d’une nouvelle zone d’activités économiques pour la valorisation et la transformation des produits de cannabis dans la province d’Al Hoceima, plus précisément dans la commune d’Issaguen. D’un coût prévisionnel de plus de 45 millions de dirhams, qui pourra être fixé après les phases d’études et de l’attribution des marchés, ce projet fait l’objet d’une convention de partenariat, dont les dispositions viennent d’être étudiées et approuvées lors de la dernière session ordinaire du conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (CR-TTA), et ce au titre du mois d’octobre 2023. Les objectifs de cette convention, liant le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts à celui de l’industrie et du commerce, à la wilaya de la région de TTA, au CR-TTA, au conseil provincial d’Al Hoceima, à l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC) et à la commune d’Issaguen, seront réalisés conformément à «la loi n° 13-21 relative aux usages licites du cannabis», lit-on dans le texte de ce partenariat.
Selon ce même document, l’entrée en vigueur de cette convention est prévue juste après la signature de ce projet par toutes les parties partenaires, qui ont pour mission de travailler ensemble pour aider à la réalisation des études et les travaux de la mise en place de la nouvelle zone destinée à accueillir les activités de transformation des produits de cannabis. Elle sera réalisée en deux tranches, soit sur une superficie totale de 10 hectares (avec 5 hectares pour chaque tranche).
Parmi les objectifs de cette nouvelle infrastructure, celui d’aider à la reconversion des agriculteurs de la culture illicite vers une culture licite, durable et génératrice de revenus et des opportunités d’emploi pour la population de cette province. Sur le coût global de ce projet et comme il a été mentionné dans le texte de ce partenariat, le CRT-TTA s’engage à y participer financièrement avec un montant de 20 millions de dirhams. Les deux départements de l’agriculture et de l’industrie se chargent, eux, de contribuer au financement de ce projet avec quelque 5 millions de dirhams chacun. Le conseil provincial d’Al Hoceima doit y participer avec 10 millions de dirhams. L’ANRAC s’engage à contribuer au financement de ce projet avec le montant de 5 millions de dirhams.
D’un autre côté et grâce au soutien de la Direction générale des collectivités territoriales, le conseil provincial d’Al Hoceima se charge d’attribuer le terrain de 10 hectares pour la construction de cette nouvelle zone. L’ANRAC a, elle, pour mission d’accompagner les projets d’investissement prévus d’être réalisés dans le cadre de projet de convention. Le CRT-TTA s’engage quant à lui et à travers l’Agence régionale d’exécution des projets (AREP), en plus de sa contribution au financement de la création de la zone, à la réalisation de toutes les études et les dossiers, dont ceux liés aux appels d’offres et l’attribution des marchés ainsi que les travaux de construction de cette infrastructure. Elle devra coordonner avec d’autres partenaires pour la bonne marche de toutes les phases de ce projet, dont celles de sa livraison et son entrée en service.










