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Programmation budgétaire triennale : Un déficit cible de 3% à l’horizon 2027

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Les recettes ordinaires devraient afficher sur la période 2025-2027 une amélioration sur les plans fiscal et non fiscal, domestique et douanier.

Budget : La consolidation budgétaire qui devrait se poursuivre sur la période 2025-2027 s’appuie sur la poursuite du dynamisme des recettes fiscales tiré par l’impact anticipé des réformes introduites dans le cadre de la loi-cadre portant réforme fiscale.

Le gouvernement réitère sa détermination à poursuivre le processus de consolidation budgétaire avec un déficit cible de 3,5% en 2025 et 3% en 2026 et 2027. Ces projections permettront d’inscrire la dette du Trésor sur une trajectoire baissière passant d’environ 70% du PIB à fin 2024 à 66,6% en 2027, dans la perspective de la réduire davantage à près de 65% du PIB à l’horizon 2030. C’est ce que l’on peut retenir du document de la Programmation budgétaire triennale 2025-2027 élaborée par le ministère de l’économie et des finances. «Cette consolidation budgétaire s’appuie sur la poursuite du dynamisme des recettes fiscales tiré par l’impact anticipé des réformes introduites dans le cadre de la loi-cadre portant réforme fiscale», peut- on lire dans ce sens. Et de poursuivre : «Ces recettes devraient s’établir, en pourcentage du PIB, à 19,5% en 2025 puis 19,4% en 2026 et 19,1% en 2027. Cette évolution traduit une stabilisation progressive de l’impact des réformes, avec un système fiscal plus efficace et une assiette mieux exploitée».

Se référant audit document, les recettes ordinaires devraient afficher sur la période 2025-2027 une amélioration aussi bien sur les plans fiscal et non fiscal, domestique et douanier. La programmation des recettes laisse ainsi apparaître une hausse de 9,7% des recettes ordinaires en 2025, de 4,5% en 2026 et une stabilisation au même niveau en 2027.

Du côté des dépenses, la programmation budgétaire triennale 2025-2027 projette une réduction graduelle les ramenant globalement de 27,6% du PIB en 2025 à 26,7% en 2026 puis à 25,3% en 2027, soit une baisse de 2,3 points de PIB entre 2025 et 2027. Cette réduction est tirée principalement par la modération de l’impact du dialogue social à l’horizon 2027 et par l’achèvement progressif des programmes lancés récemment par le Royaume, dont particulièrement le PNAEPI 2020-2027 et l’aide au logement instituée par la loi de Finances 2023. Il est à noter que le montant total des crédits programmés au titre de la période 2025-2027 est de l’ordre de 482,4 milliards de dirhams en 2025, 494,9 milliards de dirhams en 2026 et 494,2 milliards de dirhams en 2027, soit une augmentation annuelle moyenne de 1,2% entre 2025 et 2027.

L’augmentation des dépenses du budget général reflète une hausse moyenne annuelle de 3,1% des dépenses de fonctionnement, contre une diminution de -3,2% des dépenses d’investissement sur la même période.

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