Ce programme constitue le socle d’un nouveau modèle de développement territorial fondé sur la résilience, la cohésion sociale et l’inclusion.
Séisme d’Al Haouz : Le Maroc et la BEI ont officiellement commémoré à Rabat la signature de la deuxième tranche de 500 millions d’euros du programme «Morocco Post Earthquake Reconstruction», accordée au titre du programme FEDD+ de l’Union européenne et bénéficie, à ce titre, de la garantie de l’UE. Le programme bénéficie de cet appui suivant un dispositif de mise en œuvre s’étendant jusqu’en 2030, afin d’accompagner l’ensemble du cycle d’investissement jusqu’à son terme.
Le Maroc et la Banque européenne d’investissement (BEI) formalisent publiquement la signature du contrat de financement de la deuxième tranche du programme « Morocco Post Earthquake Reconstruction». Cette deuxième tranche de 500 millions d’euros intervenue le 1er décembre 2025 s’inscrit dans le cadre d’un financement global d’un milliard d’euros engagé par la BEI en appui aux efforts de reconstruction des régions touchées par le séisme du 8 septembre 2023. Dans ce sens, une cérémonie de commémoration de la signature de cette deuxième tranche a eu lieu vendredi à Rabat sous la présidence de Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du budget, Ioannis Tsakiris, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), et Dimiter Tzantchev, ambassadeur de l’Union européenne au Maroc. «Cette commémoration s’inscrit dans le prolongement d’une relation de coopération solidement ancrée dans l’histoire entre le Maroc et ses partenaires européens», indique dans ce sens Fouzi Lekjaa, mettant en avant la construction, au fil des années, d’un partenariat fiable, réactif et fondé sur une collaboration profonde, qui se traduit par des engagements de long terme au service du développement du Royaume. Pour sa part, l’ambassadeur de l’Union européenne, Dimiter Tzantchev, a indiqué qu’ «avec la BEI, l’UE renforce aujourd’hui cette coopération dans une approche «Équipe Europe» et ce, afin d’accélérer la reconstruction des infrastructures critiques».
Dans cet objectif d’accompagnement à plus long terme, le diplomate a soulevé que l’Union européenne soutiendra l’Agence de développement du Haut Atlas via la mobilisation d’une expertise technique visant à renforcer la résilience des infrastructures face aux séismes et aux effets du changement climatique et l’intégration de normes environnementales et sociales exigeantes pour réduire la vulnérabilité des territoires.
Il est à noter que ce programme dépasse la seule réponse à une catastrophe naturelle. Il constitue le socle d’un nouveau modèle de développement territorial fondé sur la résilience, la cohésion sociale et l’inclusion, visant à transformer durablement les zones affectées en espaces de développement stables et résistants aux chocs futurs.
La phase 2023-2025 dudit programme a porté sur les interventions d’urgence engagées immédiatement après le séisme : reconstruction des infrastructures de base -écoles, centres de santé-, remise en état du réseau routier et désenclavement des zones isolées, avec pour objectif le rétablissement rapide des services sociaux essentiels. Concernant la phase 2026-2030, elle vise à aller au-delà de la reconstruction pour accélérer le développement des régions sinistrées : modernisation des infrastructures routières, amélioration de l’offre éducative et des services de santé, et renforcement de la résilience climatique des territoires affectés.









