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Projets touristiques : L’aménagement de la corniche de Taghazout au stade de l’étude environnementale

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Le programme d’aménagement de la corniche de Taghazout va de la promenade existante de Taghazout Bay jusqu’à la résidence hôtelière «La Source».

Impact : Les projets d’aménagement de la corniche de Taghazout soumis à l’étude d’impact environnemental. En effet, la société «Développement Touristique Souss Massa SDR» se penche actuellement sur l’impact environnemental et social des projets d’aménagement de la corniche de Taghazout et de l’unité d’investissement touristique d’Imsouane.

Agadir veut booster son potentiel touristique. Pour ce faire, plusieurs projets sont en cours de mise en place dont l’aménagement de la corniche de Taghazout. Dans ce sens, la Société «Développement Touristique Souss Massa SDR» vient de lancer l’étude d’impact environnemental et social des projets d’aménagement de la corniche de Taghazout et de l’unité d’investissement touristique d’Imsouane. Elle vient ainsi de lancer l’appel d’offres y afférent. L’objectif étant l’exécution, par un Bureau d’études techniques, pour le compte du conseil régional Souss-Massa, des prestations relatives à cette étude.

Celle-ci couvre deux projets.
Le premier concerne Taghazout et consiste en l’aménagement de la corniche allant de la promenade existante de Taghazout Bay jusqu’à la résidence hôtelière «La Source» et passant par la partie basse du village de Taghazout avec intégration de ses ruelles ainsi que les placettes au sud de l’ancienne route nationale, et ce sur environ 3,3 km au front de mer. Son programme prévoit l’aménagement du tracé existant du village avec la création des ouvrages qui permettront la continuité de la promenade sur le front de mer. Ce programme envisage également la création des places publiques, terrains de sports, pistes cyclables et skate, espaces verts. Il comprend aussi la construction de 93 magasins des pêcheurs et bureaux administratifs sous la corniche avec une nouvelle halle aux poissons et les travaux de protection maritime. Le deuxième projet inclut l’aménagement de l’unité d’investissement touristique d’Imsouane qui consiste en la création d’une unité d’investissement touristique avec des projets d’animation et hébergements touristiques sur une zone de 18 hectares. Ce projet comprend aussi l’aménagement des parties extérieures et communes (voirie et réseaux divers, éclairages, parking, mobilier urbain, paysage).

A cela s’ajoute la construction d’une brigade de gendarmerie royale. Sur le plan technique, ladite étude devrait intégrer le cadre juridique et institutionnel du projet lors de sa phase de réalisation et d’exploitation et le cas échéant, durant son extension ou son démantèlement, les composantes principales du projet, ses caractéristiques et le montant alloué à son investissement. A cela s’ajoutent la nature et les quantités des matières premières, les sources d’énergie, les ressources en eau, les techniques utilisées et, le cas échéant, les caractéristiques des procédés de fabrication et une estimation qualitative et quantitative des rejets liquides, des émissions gazeuses, des déchets dangereux et non dangereux ainsi que des nuisances sonores, lumineuses et olfactives et des dommages causés par la chaleur et les radiations susceptibles de se produire lors de la réalisation et de l’exploitation du projet ainsi que durant la phase de son extension et de son démantèlement. Cette étude intègre aussi les éléments environnementaux susceptibles d’être endommagés par le projet, notamment la santé de la population, la faune, la flore, le sol, l’eau, l’air, les biens matériels, y compris le patrimoine architectural, écologique et archéologique, les sites d’intérêt biologique et géologique, les fossiles, les aires protégées et les paysages naturels et ce, durant toute la durée de réalisation, d’exploitation, d’extension ou de démantèlement du projet.

Il s’agit également d’identifier les impacts positifs et négatifs du projet sur l’environnement et la population, et ses effets directs et indirects, permanents et temporaires à court, moyen et long termes. Cette étude devrait proposer, entre autres, des mesures et des solutions alternatives envisagées pour supprimer, réduire ou compenser les effets néfastes du projet sur l’environnement et la santé de la population ainsi que les mesures visant la valorisation des impacts positifs du projet. Dans sa première phase, l’étude d’impact environnemental s’appuie sur les visites du site et la collecte de données sur le contexte physique, biologique et humain. Il s’agit de faire un inventaire des ressources en eau, de l’état de référence du site, des aires protégées, de la flore et de la faune et des habitats mais aussi d’identifier le patrimoine culturel, les risques naturels et les conditions socio-économiques.

La réalisation de cette étude dans sa première phase englobe les projecteurs sur les sites protégés potentiels à prendre en compte. Elle devrait définir les mesures d’atténuation appropriées. Il s’agit dans ce sens d’identifier les solutions appropriées concernant les aspects environnementaux et sociaux pour atteindre les objectifs du projet en tenant compte du contexte actuel, des impacts et risques potentiels du projet et des évolutions attendues concernant les paramètres analysés comme les activités socio-économiques et le cadre juridique.