Après Casablanca, Agadir, Marrakech, Fès, Meknès, Ouarzazate et entre autres Laâyoune, c’est au tour de Rabat de se mettre au diapason avec la constitution d’un Conseil régional du Tourisme. L’assemblée générale constitutive s’est tenue le 25 novembre au siège de la wilaya de Rabat Salé. Et, c’est sur proposition préalable des Associations professionnelles régionales que Samir Kheldouni Sahraoui est coopté en tant que président du CRT de Rabat, en présence du wali de la région. Dans son intervention, Hassan Amrani a exprimé sa satisfaction de voir aboutir le projet de création du CRT de Rabat, mettant en exergue les potentialités de la région.
Pour sa part, M. Sahraoui qui s’est aussi félicité de la création du CRT de Rabat et sa Région, inscrit l’événement dans la dynamique imprimée au tourisme marocain à travers l’Accord cadre et la vision 2010 initiée sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi. Notons que le bureau exécutif du CRT de Rabat est composé de 13 personnes, pour la plupart issues du secteur de l’hôtellerie, des agences de voyages et de l’Administration du tourisme. Outre la classique mission de fédérer les actions et de créer la concertation au sein de la profession, le plan d’action du CRT de Rabat s’attelle à mettre à profit les potentialités de Rabat et de la région afin d’impulser un développement dynamique de l’activité touristique.
Reste à trouver les ressources nécessaires. Le CRT compte solliciter en ce sens la Région, l’ONMT ainsi que ses membres afin de le doter du budget nécessaire pour le financement d’un plan d’action global qu’il s’est engagé à présenter dans les 60 jours prochains. Il sera procédé au préalable à une analyse-diagnostic du dégré d’attractivité de Rabat et région caractérisées par une durée moyenne de séjour inférieure à deux nuitées et une part de marché national tombée à 4%. Une telle étude suppose une analyse des forces et faiblesses de la région en tant que destination touristique ainsi qu’un examen de positionnement marketing actuel et une analyse de la réactivité des marchés émetteurs. Ce n’est que par la suite, que se fera une identification consensuelle des zones d’intérêt prioritaires de Rabat et de Région et leur mise en valeur, déclare M. Sahraoui. Autre chantier à lequel compte bien s’attaquer le CRT, le transport aérien. L’instance réfléchira et proposera une politique spécifique de transport aérien vers Rabat en tant que destination touristique à part entière, et ce, en consultation avec les professionnels de la ville, la RAM, Atlas Blue et toutes les compagnies étrangères opérant au Maroc.
Le souhait de voir Rabat desservie par des compagnies à bas prix supposera au préalable un packaging adéquat et l’élaboration d’un produit touristique adapté, diversifié et attractif, d’une capacité hôtelière adaptée et suffisante. Celle-ci, rappelle le CRT doit rester à un niveau de positionnement moyen et haut de gamme mais «non low-cost». Une desserte aérienne low-cost ne doit pas nécessairement induire une hôtellerie low cost. Un mot d’ordre auquel doitvent s’accrocher les 4 400 lits classés que compte Rabat et région. L’un des grands projets d’aménagement à venir, le Bouregreg, changera sûrement la donne.








