Les recettes brutes se sont élevées à 238 milliards DH contre 204 milliards DH une année auparavant, en amélioration de 34 milliards DH.
Finances publiques : Le Trésor marocain boucle l’année 2025 sur une note plutôt positive. Les recettes ordinaires affichent une nette progression au moment où le déficit budgétaire se maintient au même niveau que l’exercice précédent.
410 milliards de dirhams, telle est la valeur globale des recettes ordinaires brutes générées à fin 2025 marquant ainsi un additionnel de 40,3 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente. C’est ce que l’on peut relever de la situation provisoire des charges et ressources du Trésor arrêtée par la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Cette dynamique est portée par le bon comportement des impôts directs (19,8 %), des droits de douane (6,5%), des impôts indirects (10 %) et des droits d’enregistrement et de timbre (10,1%) au moment où les recettes non fiscales ont fléchi de 7,6%. S’agissant des recettes fiscales, elles ressortent à 358,9 milliards de dirhams, en amélioration de 14,1% en glissement annuel.
«L’évolution des recettes fiscales résulte de la hausse des recettes douanières de 9,1% et de la fiscalité domestique de 16,6%», relève-t-on de la TGR. Dans les détails, les recettes douanières ont franchi à fin 2025 le seuil des 100 millions de dirhams contre 92,32 milliards de dirhams, soit une progression de 9,1%. Cette hausse tient compte des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 105 millions de dirhams contre 128 millions de dirhams à fin 2024. Pour ce qui est de la fiscalité domestique, les recettes nettes ont atteint les 219,8 milliards de dirhams en consolidation de 31,9 milliards de dirhams. Par ailleurs, les recettes brutes se sont élevées à 238 milliards de dirhams contre 204 milliards de dirhams une année auparavant, en amélioration de 34 milliards de dirhams. Pour ce qui est des recettes non fiscales, elles sont revenues à fin 2025 à 51,03 milliards de dirhams, en baisse de 7,6%, perdant ainsi 4,16 milliards de dirhams en glissement annuel.
Ce repli s’explique par la diminution des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (18,94 MMDH contre 23,73 MMDH), de l’absence de recettes au titre de la privatisation et des produits de cession des participations de l’État, qui ont été de 1,7 MMDH un an auparavant et du recul des recettes en atténuation des dépenses de la dette (3,43 MMDH contre 4, 83 MMDH), conjuguée à l’augmentation des recettes de monopoles (20,61 MMDH contre 16,62 MMDH) et des fonds de concours (4,33 MMDH contre 2,89 MMDH). Il est à souligner que les recettes ordinaires ont couvert l’intégralité des dépenses ordinaires et une partie des dépenses d’investissement. «Le taux de couverture des dépenses ordinaires par les recettes ordinaires est passé de 110,9% à fin décembre 2024 à 110,2% à fin décembre 2025», explique la TGR. Et de préciser que «43,8% des recettes ont été consacrées aux dépenses de personnel, 27,8% aux dépenses de matériel, 10,7% aux intérêts de la dette, 4,1% aux émissions de la compensation et 4,5% aux remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux». Pour ce qui est des dépenses émises au titre du budget général, elles se sont élevées à 567,4 milliards de dirhams à fin décembre 2025 marquant une progression de 9,9% comparé à leur niveau à fin 2024.
Ceci s’explique par l’augmentation de 11,5% des dépenses de fonctionnement, de 8,2% des dépenses d’investissement et de 7,2% des charges de la dette budgétisée. Les dépenses de fonctionnement émises ont atteint les 328,4 milliards de dirhams dont 179,7 milliards de dirhams consacrés aux traitements et salaires. Les dépenses de matériel ont pour leur part grimpé à 80,1 milliards de dirhams, en amélioration de 14% tandis que les dépenses des charges communes ont affiché une hausse de 15,8%. Pour ce qui est des émissions de dépenses au titre de la compensation, elles ont baissé de 32,2% basculant de 24,5 milliards à 16,6 milliards de dirhams à fin 2025. La TGR fait état de 821,7 milliards de dirhams d’engagements de dépenses représentant un taux global de 83 % contre 84 %. Le taux d’émission s’est établi à 93% contre 92% . Il est à noter que sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, l’exécution de la loi de finances fait ressortir un solde ordinaire positif de 37,9 milliards de dirhams contre un solde ordinaire positif de 36,4 un an auparavant.
Le déficit du Trésor ressort pour sa part au même niveau atteint une année auparavant. L’écart est de 61,6 milliards de dirhams contre tenu d’un solde positif de 30 milliards de dirhams dégagé par les comptes spéciaux du Trésor et les services de l’État gérés de manière autonome.









