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Représentant 6% du PIB : Un déficit budgétaire de près de 71 milliards de dirhams à fin 2021

Représentant 6% du PIB : Un déficit budgétaire de près de 71 milliards de dirhams à fin 2021

75,6 milliards de dirham, tel est le besoin de financement dégagé par le Trésor à fin 2021.

Il a été couvert principalement par le recours au marché de la dette intérieure et la mobilisation de financements extérieurs. On note des flux nets respectifs de l’ordre de 46,5 milliards de dirhams et 8,1 milliards de dirhams. A cela s’ajoutent la hausse des dépôts au Trésor de 14,5 milliards de dirhams et un encaissement net au titre des placements sur le marché monétaire de 3,3 milliards de dirhams. C’est ce que l’on peut relever du document statistique du ministère de l’économie et des finances portant sur la situation des charges et ressources du Trésor. A fin décembre 2021, le flux de l’endettement intérieur recouvre des souscriptions pour un montant de 149,3 milliards de dirhams, en baisse par rapport à une année auparavant (164,1 milliards de dirhams). Les remboursements en principal se sont chiffrés à 102,8 milliards de dirhams contre 120,2 milliards de dirhams.

Pour ce qui est de l’endettement extérieur, il recouvre des tirages de l’ordre de 18,4 milliards de dirhams contre près de 63 milliards de dirhams. Les amortissements ont atteint sur la même période les 10,2 milliards de dirhams contre 19,9 milliards de dirhams un an plus tôt. Le ministère de l’économie et des finances observe par ailleurs dans son document statistique une atténuation du déficit budgétaire. Il ressort à 70,9 milliards de dirhams alors qu’il se situait autour de 82,3 milliards de dirhams à fin 2020. Une évolution qui recouvre une hausse de 26,7 milliards de dirhams des recettes. Une progression qui s’avère beaucoup plus importante que celle des dépenses dont le volume s’est apprécié de 15,2 milliards de dirhams. «Les recettes fiscales ont ainsi enregistré une bonne performance, en dépit de l’effort prononcé de remboursement des crédits de TVA.

En parallèle, les dépenses se sont inscrites en hausse sous l’effet, principalement, des dépenses de personnel, en lien avec les mesures de dialogue social et des rappels, de la compensation, suite au renchérissement des cours internationaux du gaz butane, et du maintien de l’effort soutenu de l’investissement», peut-on lire du document statistique du ministère de l’économie et des finances. Et de poursuivre : «comparativement à la loi de finances, les résultats font ressortir une bonne tenue des recettes (taux de réalisation de 108%), notamment fiscales, qui a permis de compenser largement l’augmentation des dépenses (106%)».
A cet égard, le déficit budgétaire s’est établi à 6% du PIB contre 7,6% une année auparavant marquant ainsi une amélioration de 1,6 point. Chose qui ressort en ligne avec les prévisions de la loi de finances. Dans son ensemble, l’exécution de la loi de finances 2021 s’est déroulée dans un contexte de reprise soutenue de l’activité économique, et ce après une année 2020 difficile. L’exercice s’est en effet caractérisé par une bonne campagne agricole, un raffermissement de la demande intérieure et des échanges extérieurs ainsi que des avancées notables en matière de vaccination. S’agissant des comptes spéciaux du Trésor, ils ont dégagé à fin décembre 2021 un solde excédentaire de près de 3,4 milliards de dirhams contre 6,4 milliards de dirhams à fin décembre 2020 qui intégrait un solde positif de 5,3 milliards de dirhams au titre du Fonds spécial de gestion de la pandémie de Covid-19. Il est à préciser que les ressources des comptes spéciaux du Trésor tiennent compte d’un montant de 4 milliards de dirhams correspondant au produit de la contribution sociale de solidarité sur les bénéfices et les revenus, affecté au Fonds d’appui à la protection sociale et à la cohésion sociale en vertu de la loi de finances 2021.

Bon comportement des recettes fiscales

Les recettes fiscales ont affiché un bon comportement à fin décembre 2021. A l’exception de l’impôt sur la société ayant reculé en relation avec la baisse de l’activité en 2020, les recettes fiscales se sont inscrites en nette amélioration. Elles se sont en effet consolidées de 15,6 milliards de dirhams (+7,8%), soit un taux de réalisation de 109,6%. Se référant au département des financements, cette augmentation ressort à 19,5 milliards de dirhams (+9,6%) si l’on tient compte de la contribution de solidarité affectée, en 2021, au Fonds d’appui à la protection sociale et à la cohésion sociale. Les remboursements des crédits de TVA ont pour leur part atteint un montant total de 13 milliards de dirhams, marquant une amélioration de 2,3 milliards de dirhams par rapport à 2020 et près de 5 milliards de dirhams par rapport à la prévision de la loi de finances.
Pour ce qui est des recettes non fiscales, elles se sont établies à 37,7 milliards de dirhams contre 27,2 milliards de dirhams à fin décembre 2020, soit une hausse de 10,5 milliards de dirhams. Ces recettes proviennent à hauteur de 10,7 milliards de dirhams des produits versés par les établissements et entreprises publics, notamment OCP (4,1 milliards de dirhams) et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (3,8 milliards de dirhams).
Les recettes de cessions de participations de l’Etat ont contribué, quant à elles, pour un montant de 5,4 milliards de dirhams suite à la cession de 35% du capital de Marsa Maroc (5,3 milliards de dirhams) et de la totalité de la participation dans le capital de la société « Foncière Université Internationale de Rabat » (110 millions de dirhams). Pour leur part, les « autres recettes » se sont situées à 21,5 milliards de dirhams, recouvrant 11,9 milliards de dirhams au titre des « financements innovants », 6,7 milliards de dirhams au titre des produits des ministères et 1,5 milliard de dirhams au titre des fonds de concours.

 

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