Cette étude vise a mettre en place une stratégie globale de protection et de gestion durable des ressources en eau, fondée sur les données consolidées et les meilleures pratiques et adaptée aux spécificités locales et régionales.
Plan : Face à la pression croissante sur les ressources hydriques, l’ONEE travaille sur une stratégie globale de protection et de préservation des ressources en eau. «Cette stratégie sera articulée autour d’un plan d’action ciblé, chiffré, opérationnel et adapté aux spécificités de chaque territoire, afin d’orienter les efforts de l’Office vers des interventions prioritaires, efficaces et pérennes en matière de sécurisation de la ressource », indique l’Office qui vient de lancer une étude dans ce sens.
Les détails.
L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) s’attelle à l’élaboration d’une stratégie globale de protection et de préservation de l’eau. Cette démarche repose sur une analyse approfondie des vulnérabilités et des pressions qui pèsent sur la ressource à l’échelle nationale. Selon l’Office, cette stratégie sera déclinée à travers un plan d’action ciblé, chiffré et opérationnel, conçu pour répondre aux spécificités de chaque territoire. L’objectif est de mieux orienter les interventions vers des actions prioritaires, efficaces et durables afin de renforcer la sécurisation des ressources en eau potable.
L’Office entend également capitaliser les données issues des nombreuses études menées au niveau des bassins hydrauliques, à travers la création d’une base de données numérique consolidée, conviviale et interopérable. Celle-ci regroupera l’ensemble des informations techniques, environnementales et territoriales relatives aux captages et prises d’eau exploités. Dans un contexte national marqué par la raréfaction progressive de l’eau, la dégradation des nappes phréatiques et des cours d’eau, ainsi qu’une demande en eau potable en constante augmentation, les ressources mobilisées par l’ONEE sont soumises à de fortes pressions.
D’origines multiples (urbaines, industrielles, agricoles ou accidentelles) ces pressions sont accentuées par les effets du changement climatique. Elles entraînent une détérioration significative de la qualité des eaux, aggravent la surexploitation et menacent, à terme, la pérennité des ressources destinées à la production d’eau potable. Conscient de ces enjeux stratégiques, l’ONEE a déjà conduit dix études générales de protection des ressources en eau à l’échelle des différents bassins hydrauliques.
Ces travaux ont permis d’établir un diagnostic exhaustif des captages d’eaux souterraines et des prises d’eau de surface exploitées. Ils ont notamment identifié les points les plus vulnérables, proposé des mesures de protection d’urgence et évalué les risques de pollution en tenant compte des caractéristiques géologiques, hydrogéologiques et hydrologiques propres à chaque site.
Identifier les risques
L’Office ambitionne de franchir une nouvelle étape en structurant une stratégie intégrée de protection des ressources en eau potable. Celle-ci vise à renforcer les capacités de planification, de suivi, d’alerte et de prise de décision. L’étude en cours a pour objectif de consolider les données existantes, d’identifier les forces et les lacunes dans la gestion actuelle des ressources conventionnelles (puits, sources, forages, barrages et cours d’eau) ainsi que des ressources non conventionnelles, telles que les forages côtiers et les prises d’eau en mer destinées au dessalement. Elle permettra également de définir des options de protection face aux risques naturels et anthropiques, y compris la pollution marine. La stratégie finale sera ainsi structurée autour d’un plan d’action cohérent, chiffré et adapté aux enjeux identifiés, afin d’assurer une gestion durable et sécurisée des ressources en eau potable.
Plus spécifiquement, cette étude vise à atteindre plusieurs objectifs qui permettront de renforcer la gouvernance et la sécurisation durable des ressources en eau mobilisées par l’ONEE. Il s’agit de consolider, structurer et fiabiliser les données relatives aux ressources en eau (captages souterrains, prises d’eau superficielles, forages côtiers et prises d’eau en mer), à travers la création d’une base de données numérique consolidée, interopérable et évolutive, intégrant les résultats des études existantes, les données de terrain et des systèmes d’information internes. Elle vise aussi à développer des outils d’analyse avancés (indicateurs de suivi qualitatifs et prédictifs, ou encore simulation des risques).
Cette étude permettrait aussi d’identifier et classifier les captages selon leur degré de vulnérabilité et de risque de pollution, en vue de prioriser les actions de protection. Ladite étude vise également à cartographier les aires d’alimentation, les risques environnementaux et les sources potentielles de pollution, afin de mieux cibler les zones à enjeu. De même, un plan d’action détaillé, chiffré et hiérarchisé (court, moyen et long terme), adapté aux enjeux de pollution et de rareté de la ressource dans un contexte de changements climatiques sera réalisé.
Cette étude vise aussi a mettre en place une stratégie globale de protection et de gestion durable des ressources en eau, fondée sur les données consolidées et les meilleures pratiques et adaptée aux spécificités locales et régionales. «Cette mission a pour objectif principal de définir un cadre stratégique, opérationnel et territorial pour la protection durable des ressources en eau exploitées ou exploitables par l’ONEE, en tenant compte des enjeux actuels et futurs liés à la vulnérabilité croissante des captages et à la pression sur les ressources hydriques eu égard aux aléas climatiques», relève la même source. Dans le même sens, un guide de bonnes pratiques de gestion des captages, tenant compte des réalités locales et régionales et enrichi par un Benchmark des expériences réussies, tant au niveau national qu’international sera mis en place. La même étude assurera la montée en compétence des équipes de l’ONEE par le biais d’un programme de formation, de documentation technique et de transfert de compétences permettant l’appropriation durable des outils mis en place.









