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Revenant à 11,81 milliards de dirhams à fin mai : Le déficit budgétaire continue de s’alléger

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Les recettes fiscales brutes se sont chiffrées à 126,8 milliards DH contre 113 milliards DH une année plus tôt.

Finances publiques: La situation provisoire des charges et ressources du Trésor arrêtée au titre des cinq premiers mois de l’année laisse apparaître une hausse de 13,6 % des recettes ordinaires contre une baisse de 2,3 % des dépenses ordinaires.

A fin mai, le déficit budgétaire affiche une atténuation. Il est revenu à 11,81 milliards de dirhams contre 20,4 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente. Cette atténuation tient compte d’un solde positif de 12,4 milliards de dirhams dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA). C’est ce que l’on peut relever du bulletin mensuel de statistiques des finances publiques de la Trésorerie générale du Royaume. La situation provisoire des charges et ressources du Trésor arrêtée au titre des cinq premiers mois de l’année laisse apparaître une hausse à deux chiffres des recettes ordinaires contre une baisse des dépenses ordinaires.

Les recettes ordinaires brutes ressortent à fin mai à 143,2 milliards de dirhams, en consolidation de 17,2 milliards de dirhams comparé à la même période de l’année passée, soit une progression de 13,6 %. Commentant cette évolution, la TGR relève une progression de 12,7 % des impôts directs, de 13,5 % des droits de douane, de 12,8 % des impôts indirects, de 4,9 % des droits d’enregistrement et de timbre et de 26,2 % des recettes non fiscales. S’agissant des recettes fiscales brutes, elles se sont chiffrées à 126,8 milliards de dirhams contre 113 milliards de dirhams une année plus tôt. On relève dans ce sens une augmentation de 12,2 % portée par une évolution positive aussi bien des recettes douanières (+9,5 %) que de la fiscalité domestique (+14,1 %). Pour ce qui est des recettes non fiscales, elles ont atteint à fin mai les 16,5 milliards de dirhams contre 13,1 milliards de dirhams une année plus tôt marquant ainsi une progression de 26,2 %.

Cette hausse s’explique, selon la TGR, par l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (7,45 milliards de dirhams contre 7,03 milliards de dirhams), des recettes de monopoles (3,76 milliards de dirhams contre 2,95 milliards de dirhams) et des recettes en atténuation des dépenses de la dette (2,48 milliards de dirhams contre 503 millions de dirhams), conjuguée à la baisse des fonds de concours (554 millions de dirhams contre 972 millions de dirhams). A l’analyse de la structure des recettes ordinaires nettes, la TVA arrive en tête. Elle détient en effet 27,1 % des recettes nettes du budget, suivie de l’impôt sur les sociétés (20,3 %) et l’impôt sur le revenu (18,2 %). Les droits d’enregistrement représentent pour leur part 7,2 % des recettes nettes. Se référant à la TGR, le taux de couverture des dépenses ordinaires par les recettes ordinaires a été à fin mai de 111,6 % contre 95,9 % un an auparavant.

«A fin mai 2024, 45,9 % de ces recettes ont été consacrées aux dépenses de personnel, 26,8 % aux dépenses de matériel, 10,4 % aux intérêts de la dette, 3,2 % aux émissions de la compensation et 3,3 % aux remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux », relève-t-on de la TGR. Pour ce qui est des dépenses émises au titre du budget général, elles se sont repliées de 10,5 % pour revenir à 188 milliards de dirhams. Cette baisse s’explique par la diminution de 4,2 % des dépenses de fonctionnement et de 33 % des charges de la dette budgétisée. En parallèle, les dépenses d’investissement ont grimpé de 1,9 %.

Se référant à la TGR, les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, qui se sont élevés à 328,5 milliards de dirhams, ont représenté un taux global de l’ordre de 43 % contre 45 % une année auparavant. Le taux d’émission sur engagements ressort quant à lui à 75 % contre 79 % à la même période de l’année précédente. S’agissant des comptes spéciaux du Trésor, les recettes générées à ce niveau ont atteint les 71,1 milliards de dirhams. « Ces recettes tiennent compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 15,6 milliards de dirhams contre 15,5 milliards de dirhams à fin mai 2023 », relève-t-on de la TGR.

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Un recours de l’ordre de 21,5 MMDH à fin mai

Financement intérieur. A fin mai, le Trésor a eu recours au financement intérieur pour un montant de 21,5 milliards de dirhams contre un recours au financement intérieur pour un montant de 193 millions de dirhams une année auparavant. Le financement extérieur ressort pour sa part positif à 1,3 milliard de dirhams. On relève dans ce sens des remboursements du principal de la dette extérieure de l’ordre de 10,2 milliards de dirhams contre 11,5 milliards de dirhams une année plus tôt, soit 5,4 milliards de dirhams auprès de la BIRD et 3,3 milliards de dirhams auprès du FMI.

La TGR relève par ailleurs une hausse des dépôts au Trésor passant en une année de 112,1 milliards de dirhams à 115,3 milliards de dirhams. Rappelons que les disponibilités du Trésor auprès de Bank Al-Maghrib se sont établies au titre des cinq premier mois à 5 milliards de dirhams contre 10,9 milliards de dirhams en début d’exercice. Cette baisse tient compte de 20,5 milliards de dirhams de placements effectués en mai 2024 et dont le remboursement n’intervient qu’en juin 2024.

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