La Trésorerie générale du Royaume relève une atténuation du déficit budgétaire de 4,7 milliards de dirhams en glissement annuel portant ainsi l’écart à 20,2 milliards de dirhams à fin juin 2026.
Finances publiques : La situation provisoire des charges et ressources du Trésor arrêtée à fin juin 2026 laisse apparaître une hausse des recettes ordinaires de 8,6% et des dépenses ordinaires émises de 14,9%.
Le déficit budgétaire s’allège au premier semestre de l’année. La Trésorerie générale du Royaume relève une atténuation de 4,7 milliards de dirhams en glissement annuel portant ainsi l’écart à 20,2 milliards de dirhams à fin juin 2026 contre 24,9 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente. « Ce déficit tient compte d’un solde positif de 26 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA) », précise la TGR dans son Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques de juin 2026 « . D’après la même source, les recettes ordinaires se sont établies à 229,7 milliards de dirhams, en hausse de 8,6%. Cette évolution est effet portée par l’augmentation de 13,8% des impôts directs, de 9,5% des droits de douane, de 9,5% des impôts indirects et 14,9% des droits d’enregistrement et de timbre. En revanche, les recettes non fiscales ont affiché une baisse de 16,9% par rapport à une année plus tôt.
Dans le détail, les recettes fiscales ont atteint les 208,8 milliards de dirhams contre 186,3 milliards de dirhams à fin juin 2025, en augmentation de 12%, soit un additionnel de 22,4 milliards de dirhams. «L’évolution des recettes fiscales résulte de la hausse des recettes de la fiscalité douanière de 9,5% et de la fiscalité domestique de 13,1%», commente la TGR dans ce sens.
Les recettes non fiscales ressortent pour leur part à 20,878 milliards de dirhams contre 25,129 milliards de dirhams un an auparavant, en baisse de 16,9% perdant ainsi 4,25 milliards de dirhams de leur valeur. «Cette baisse s’explique notamment par la diminution des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (10.624 MDH contre 13.671 MDH) et des recettes en atténuation des dépenses de la dette (182 MDH contre 2.949 MDH), conjuguée à la hausse des recettes de monopoles (6.971 MDH contre 5.897 MDH) et des fonds de concours (874 MDH contre 873 MDH)», peut-on retenir de la TGR. Les dépenses émises au titre du budget général ont, quant à elles, progressé de 13,2% à 311,1 milliards de dirhams, et ce sous l’effet de la hausse de 16,7% des dépenses de fonctionnement, de 14,3% des dépenses d’investissement et de 2,4% des charges de la dette budgétisée.
Se référant à la TGR, l’augmentation des charges de la dette budgétisée s’explique par la hausse de 2,3% des remboursements du principal ou amortissements, à 35,2 milliards de dirhams, et de 2,6% des intérêts de la dette, à 24 milliards de dirhams.
La TGR fait également savoir que les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 500,5 milliards de dirhams à fin juin, représentant un taux global d’engagement de 52% et un taux d’émission sur engagements de 83%. Pour ce qui est des comptes spéciaux du Trésor, leurs recettes ont atteint 126,6 milliards de dirhams et leurs dépenses émises de 101,5 milliards de dirhams. Le solde de l’ensemble de ces comptes s’élève à 25,1 milliards de dirhams. Concernant les SEGMA, leurs recettes ont reculé de 3,7% à 1,5 milliard de dirhams, tandis que leurs dépenses ont diminué de 6,7% à 531 millions de dirhams.
En termes de financement, la TGR relève un besoin de 23,6 milliards de dirhams à fin juin 2026 contre 46,1 milliards de dirhams ainsi qu’un flux net positif de 22,2 milliards de dirhams du financement extérieur contre un flux net positif de 19,8 milliards de dirhams un an plus tôt. Notons que le Trésor a eu recours au financement intérieur pour un montant de 1,4 milliard de dirhams contre un recours au financement intérieur pour un montant de 26,2 milliards de dirhams à fin juin 2025.









