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Révolution industrielle : Les ambitions du Maroc

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Implication des régions, proximité entre compétencec et producteurs, intégration de l’intelligence artificielle…

L’industrie marocaine honore ses engagements pris dans le cadre du Plan d’accélération industrielle 2014-2020. L’objectif de la création de 500.000 emplois pourrait être atteint d’ici fin 2019. A fin juin 2019, le secteur a créé 66.000 postes additionnels. Ces emplois sont venus se greffer aux 405.000 créés à fin 2018. C’est ce qu’a annoncé Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique, lors de son intervention à la Global Indystry 4.0 conference, tenue mercredi 13 novembre à l’initiative du Magazine Industrie du Maroc. Cette rencontre qui s’est articulée autour de la nouvelle révolution industrielle baptisée «4.0» a permis d’étaler les ambitions du Maroc dans un secteur en pleine mouvance.

Une ère marquée par des transformations rapides des modes d’exécution, de consommation et de gouvernance. Une tectonique de plaque, telle qu’elle a été qualifiée par Moulay Hafid Elalamy, ayant permis à de petites nations industrialisées de monter fortement en qualité, en compétence et en compétitivité. Le Maroc qui s’apprête à amorcer un nouveau cap de son industrialisation s’engage à intégrer cette transformation par la grande porte. «Notre industrie doit se mettre au goût du jour et accompagner son temps. Il faut adapter nos modes de production pour converger plus vite», souligne le ministre. Et de poursuivre: «Nous devons envisager l’avenir avec sérénité, sérieux et travail. Il faut que le Plan d’accélération industrielle 2.0 s’adapte à ce monde en pleine mutation». Le premier paradigme sur lequel mise le ministre de tutelle est l’ implication massive de l’ensemble des régions dans ce process.

La volonté étant de faire descendre toutes les actions du ministère vers le régional. «Toutes les régions du Maroc peuvent aspirer à faire partie de cette industrialisation, et ce chacune à sa façon. Nous nous penchons dans le cadre du Plan d’accélération industrielle 2.0 à définir les corridors», explique Moulay Hafid Elalamy. La transformation industrielle exige par ailleurs une proximité plus importante entre les industriels et les universités ainsi qu’entre les producteurs et les centres de formation.

L’idée étant de préparer les ressources humaines à concevoir et travailler avec de nouveaux matériaux et de nouvelles visions d’avenir. Pour ce faire, le ministre de tutelle mise sur l’intégration de la réalité augmentée, du big data, de l’intelligence artificielle, de l’infrastructure 5G et des objets connectés. Des outils de travail qui s’imposent aujourd’hui comme une nécessité pour réussir le virage industriel.

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