Secteur vital de l’économie sur le continent : Oxford Business Group et OCP décryptent l’agriculture en Afrique

Secteur vital de l’économie sur le continent  : Oxford Business Group et OCP décryptent l’agriculture en Afrique

Pour de nombreux pays d’Afrique, l’agriculture reste l’une des activités les plus importantes de l’économie. Elle représente 14% du PIB total en Afrique subsaharienne et emploie la majorité de la population du continent.

En plus, ce secteur essentiel s’est trouvé au cœur de la réponse contre la Covid-19. «La pandémie a contraint les gouvernements africains et de nombreuses organisations internationales à repenser le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement alimentaire pour garantir que les aliments puissent arriver aux consommateurs», explique Mohamed Anouar Jamali, CEO d’OCP Africa, dans un rapport réalisé par Oxford Business Group (OBG) en partenariat avec le Groupe OCP, faisant remarquer que plus de 60% de la population africaine vit dans les zones rurales et dépend de l’agriculture à petite échelle ou familiale. «Par conséquent, les restrictions de déplacements, les perturbations de l’approvisionnement alimentaire et l’accès limité aux marchés peuvent avoir des effets dévastateurs, tels qu’une insécurité alimentaire accrue», relève-t-il précisant que l’investissement dans la technologie et la formation peut conduire à des améliorations dans les chaînes d’approvisionnement à travers l’Afrique.

Pour lui, la numérisation aidera les petits agriculteurs à protéger leurs démarches contre d’autres crises futures. Ainsi, des capteurs, des drones et des images satellitaires pourraient dans ce sens accompagner l’agriculture. Cela permettrait de garantir la continuité du fonctionnement des systèmes alimentaires malgré des perturbations majeures. «Pendant la pandémie de la Covid-19, un nombre important d’agriculteurs a utilisé son téléphone pour contacter les fournisseurs d’intrants, recevoir des conseils et acquérir de nouvelles compétences, prouvant que les technologies numériques et les smartphones améliorent l’industrie agricole», indique-t-il. Au niveau d’OCP Africa, Mohamed Anouar Jamali relève que le Groupe a renforcé son programme phare «Agribooster» qui offre une approche globale centrée sur les petits agriculteurs.

Il les aide à augmenter leurs revenus grâce à une amélioration durable du rendement à travers le développement des capacités, une formation en agronomie, des intrants de meilleures qualités, des mécanismes d’approvisionnement, des financements et des informations sur la demande du marché en termes de qualité et de prix. «Fondées sur le modèle Agribooster, nos initiatives Covid-19 ont touché plus de 350 000 petits exploitants agricoles dans quatre pays. En Côte d’Ivoire, par exemple, OCP Afrique a soutenu le Plan d’urgence national à travers une approche globale qui comprend la fourniture d’intrants adaptés aux riziculteurs», précise le responsable.

Relever le défi à travers des programmes innovants

Au Nigeria, au Ghana, en Éthiopie, en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays, OCP dispose d’équipes d’agronomes locaux qui sont en contact avec les parties prenantes aux niveaux nationaux telles que les ONG, les gouvernements, les associations d’agriculteurs, les universités et les instituts de recherche. A partir de ces collaborations, l’entreprise a réalisé une cartographie approfondie des sols. En 2021, 25 millions d’hectares de sols africains avaient été cartographiés numériquement et 5000 essais sur le terrain menés pour fournir aux agriculteurs des solutions spécifiques et plus adaptées.

Le développement de projets innovants par le Groupe OCP a permis d’aboutir à des formules d’engrais personnalisées qui prennent en compte les besoins des sols et des plantes, améliorant les rendements dans des cultures comme le maïs et le riz, ainsi que d’autres cultures.

Ainsi, certaines cultures comme la noix de cajou, le cacao ou le coton ont un fort potentiel commercial pouvant permettre aux agriculteurs d’améliorer leurs revenus dans des pays comme le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’ivoire et le Tchad. Par ailleurs, au Nigeria par exemple, les initiatives d’ OCP dans le pays comprennent les programmes Agribooster et Agripromoter, qui visent à améliorer l’ensemble de la chaîne de valeur en soutenant l’accès aux services financiers, aux intrants et aux marchés de haute qualité, ainsi qu’en fournissant une formation technique.

Mohamed Hettiti, directeur général d’OCP, souligne qu’en encourageant «des activités de recherche et développement, en améliorant la logistique et en proposant des programmes de développement commercial centrés sur les agriculteurs, nous pensons que nous pouvons développer non seulement le secteur agricole, mais aussi l’ensemble de l’économie nigériane».

 

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