Selon le FMI, le Maroc sur une bonne trajectoire

Selon le FMI, le Maroc sur une bonne trajectoire

Après lui avoir anticipé une croissance de 4,5% en 2021 et de 3,9% en 2022

Le Fonds monétaire international (FMI) porte un regard positif sur l’évolution de la croissance économique marocaine en ce contexte de crise. Lors d’un point de presse sur les perspectives de croissance dans la région, Jihad Azour, directeur chargé du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et d’Asie centrale du FMI a souligné que le Maroc a réussi à reprendre le chemin de la croissance. Plusieurs facteurs appuient cette reprise notamment le plan de riposte mis en place par le Royaume aussi bien sur le plan sanitaire, fiscal et monétaire.

«Il faut signaler que l’économie marocaine a été des plus dynamiques en termes d’ajustement et d’adaptation face aux contraintes mais aussi aux opportunités, et ce aussi bien au niveau de la production qu’aux niveaux social et bancaire. Un certain nombre d’innovation ayant permis d’améliorer la protection sociale en transférant à plus de 5 millions de familles à travers les applications bancaires le support du gouvernement», indique le responsable du FMI qui au passage salue le bon déroulement de la campagne de vaccination opérée sur le plan national. Selon Jihad Azour, le Maroc est l’un des pays les plus avancés dans la vaccination non seulement en Afrique mais également dans la région Mena, si l’on exclut les pays du Golfe.

«L’ensemble de ces mesures a permis au Maroc de renforcer sa croissance pour cette année et se mettre sur une trajectoire meilleure pour l’avenir pour la reprise de la croissance et bâtir une économie plus forte et plus intégrée», réitère-t-il. Rappelons que dans son rapport semestriel sur les perspectives de l’économie mondiale, le FMI prédit au Maroc une croissance de 4,5 % en 2021 et de 3,9% en 2022. Pour l’institution financière internationale, le Royaume a tiré deux grandes leçons de la crise sanitaire ayant sévi en 2020.

Le premier enseignement retenu est l’importance de la composante «sociale». Ceci a été couronné par le lancement d’un grand chantier de réforme du système de protection sociale et le développement d’un certain nombre de mécanismes adressés aux plus vulnérables. «En parallèle la gestion de la politique monétaire et la politique de change par la banque centrale a permis aussi de renforcer cette stabilité», souligne Jihad Azour. Et de poursuivre que «le Maroc, après avoir tiré sa Ligne de précaution et de liquidité (LPL) avec le Fonds, d’aller sur le marché avec une émission qui était très positive et avec un soutien de la part des investisseurs assez élevés ce qui a permis au Royaume de renforcer ses niveaux de réserves».
A noter que le FMI a accompagné étroitement le Maroc sur l’ensemble des réformes engagées ces dix dernières années. L’Exécutif du FMI réitère son engagement à soutenir le Maroc à la fois sur les questions liées aux réformes à travers la mise en place de programme d’appui ou à travers l’assistance technique. Il est à souligner que la Banque mondiale et le FMI tiennent actuellement leurs réunions du printemps. Les réunions annuelles des deux institutions prévues pour octobre 2022 se tiendront à Marrakech. Une occasion pour l’économie marocaine de montrer sa capacité de résilience et aussi son potentiel de croissance.

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