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Selon les prévisions du HCP : La reprise économique se poursuit en 2022

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«2021 aurait connu un fort rebond de la croissance économique nationale, portée par les performances du secteur agricole et une politique financière intelligente assortie d’une stratégie de gestion sanitaire à l’origine d’une limitation remarquable des effets de la pandémie de Covid-19», selon le HCP qui vient de publier sa note sur la situation économique en 2021 et ses perspectives en 2022.

Dans ce sens, les experts du Haut-commissariat au Plan font remarquer que 2022 se devrait d’être l’année de la première épreuve opérationnelle du nouveau modèle de développement (NMD) et connaître une nouvelle dynamique de réformes de structures. La reprise économique nationale devrait se poursuivre en 2022, quoiqu’en décélération après le fort rebond attendu en 2021. Le secteur primaire devrait afficher une valeur ajoutée en recul de 1,6% en 2022 par rapport à une hausse de 17,9% l’année précédente, alors que les activités non agricoles devraient bénéficier de la bonne tenue de l’activité économique des principaux partenaires commerciaux du Maroc et de l’opérationnalisation du plan de relance en 2022. Ces activités devraient ainsi connaître une croissance de près de 3,5% en 2022 en ralentissement par rapport à 5,6% attendue en 2021. De son côté le secteur secondaire devrait continuer d’enregistrer une valeur ajoutée en croissance modérée (3,3% en 2022 au lieu de 6,8% en 2021), retrouvant ainsi la moyenne de 2,7% réalisée durant la période 2014-2019. «Cette faible performance du secondaire serait expliquée par la décélération des industries de transformation qui auraient enregistré une valeur ajoutée en croissance de seulement 3% en 2022», indique la même source. Pour sa part l’industrie agroalimentaire qui aurait profité des retombées de la bonne année agricole en 2021 affichera une croissance ne serait-ce que de 0,8% en 2022.

En revanche les industries chimique et parachimique, les industries mécanique, métallurgique et électrique et les industries du textile et du cuir devraient augmenter leurs valeurs ajoutées de respectivement 4,9%, 4,6% et 4,1%. Ces industries vont bénéficier du raffermissement de la demande étrangère adressée aux secteurs exportateurs, selon les experts du HCP ajoutant qu’elles devraient également profiter de la stratégie nationale de l’encouragement du label «Made in Morocco» et des nouveaux investissements planifiés pour l’année 2022. S’agissant du secteur du BTP, le HCP précise que cette activité tirera profit des incitations publiques ainsi que du redressement de la demande intérieure pour réaliser une croissance de 3,2%. Pour ce qui est des secteurs des mines et de l’énergie, ils réaliseraient des valeurs ajoutées en hausse de 4,2% et 4,7% respectivement.

Le secteur tertiaire devrait pour sa part s’accroître de 3,6% en 2022. Par ailleurs, le Produit intérieur brut devrait enregistrer un taux de croissance de l’ordre de 2,9% en 2022 après un rebond de 7,2% attendu en 2021. «En terme nominal, le produit intérieur brut devrait enregistrer une décélération de son rythme de croissance à 4,7%. Cette évolution fait ressortir le maintien du niveau d’inflation, mesurée par l’indice implicite du PIB, à 1,8% en 2022», assurent les experts du HCP.

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Pouvoir d’achat au ralenti

Le revenu national brut devrait ralentir en 2022 pour atteindre un taux de croissance de 2,5%, largement inférieur à la moyenne de 4% réalisée entre 2014 et 2019. De même, la consommation finale des ménages devrait augmenter de 2,8% en volume alors que sa variation en valeur aurait atteint 4,6%, traduisant «une perte du pouvoir d’achat suite à la hausse des prix, qui devraient continuer à augmenter en 2022 au rythme de 1,8%», indique la même source. Dans ce sens, le pouvoir d’achat des ménages devrait augmenter de seulement 0,7% en 2022, enregistrant ainsi une baisse de son rythme de progression qui est passé d’une moyenne annuelle de 2,4% entre 2000 et 2009 à 1,1% entre 2010 et 2019. «Une situation qui s’est accompagnée aussi bien par une aggravation de l’endettement des ménages qui s’estime aujourd’hui à plus de 34% du PIB (près de 400 milliards DH) et par une décélération de la croissance de leurs crédits à consommation qui est passée d’une moyenne annuelle de 20,5% à 6,6% sur ces deux périodes et de chuter de 4,1% en 2020 avec la crise de Covid», relève le HCP. Dans ce contexte, les crédits bancaires devraient s’accroître de 3,7% en 2022, sous l’effet de la poursuite de redressement de la reprise prévue des activités économiques et de l’impact attendu des programmes de soutien des ménages et des entreprises.

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Hausse de 5,3% de l’investissement

En 2022, le HCP prévoit une croissance de 5,3% de l’investissement brut total limitant sa contribution à la croissance à 1,6 point après une contribution consolidée de 3,8 points en 2021. Ainsi, la demande intérieure devrait augmenter de 3,5% en volume au lieu de 8% en 2021, avec une contribution à la croissance économique nationale de 3,8 points au lieu de 8,6 points en 2021. «Dans ce contexte, l’épargne nationale devrait représenter 28,4% du PIB suite à une amélioration de l’épargne intérieure qui devrait maintenir son taux à 22,2% du PIB en 2022 et compte tenu des revenus nets en provenance du reste du monde qui devraient atteindre 6,2% du PIB en liaison avec le maintien des transferts des MRE à un niveau confortable. Avec un taux d’investissement brut qui serait de 32% du PIB en 2022, le compte épargne-investissement dégagerait en conséquence un besoin de financement de l’ordre de 3,6% du PIB, en creusement par rapport à 2,5% du PIB attendu en 2021», argumente la même source. Par ailleurs, l’économie nationale devrait continuer de bénéficier du niveau satisfaisant des réserves en devises. Dans ce sens, la part des avoirs extérieurs nets de réserves dans le total des contreparties de la masse monétaire devrait se contenir pour atteindre près de 19,9% au lieu de 20,7% en 2021, assurant ainsi une couverture de 6 mois et 27 jours d’importations de biens et services en 2022.

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