Sept grandes recommandations ont été émises lors de la dernière réunion du Conseil national : Vers le renforcement du rôle de l’inclusion financière

Sept grandes recommandations ont été émises lors de la dernière réunion du Conseil national : Vers le renforcement du rôle de l’inclusion financière

Adapter la Stratégie nationale d’inclusion financière face aux réformes structurantes lancées dernièrement est l’une des priorités relevées lors de la deuxième réunion du Conseil national d’inclusion financière tenu récemment.

La finalité étant de renforcer le rôle de l’inclusion financière en tant que catalyseur destiné à faciliter et appuyer la réforme du système national de la protection sociale. Intervenant dans ce sens Mohamed Benchaâboun en sa qualité de président du Conseil national d’inclusion financière et Abdellatif Jouahri, sous sa casquette de président du Comité stratégique ont souligné la priorité accordée à l’inclusion financière au regard de ses effets directs tangibles en matière d’amélioration des conditions économiques et sociales des segments cibles notamment les jeunes, les femmes, la population rurale et la TPE.

Eu égard de la conjoncture particulière, le Conseil national d’inclusion financière a émis 7 grandes propositions en vue de renforcer l’ancrage de la stratégie en vigueur. La première recommandation faite concerne la poursuite des efforts relatifs aux réformes législatives et réglementaires portant sur les différents leviers de la stratégie. Il est dans ce sens décidé d’accélérer la réforme du cadre législatif et réglementaire régissant le secteur de la mirco-finance et du bureau d’information sur le crédit et ainsi que de la mise en place à court terme du cadre réglementaire régissant le financement collaboratif (ou le crowdfunding). Le conseil insiste également sur le développement de nouveaux canaux de distribution de l’assurance inclusive, et plus particulièrement la micro-assurance. Les entreprises d’assurance sont appelées dans ce sens à proposer des offres de micro-assurance au profit des TPE opérant notamment dans les secteurs du commerce et de l’artisanat et ce, en coopération avec les départements concernés.

Il a été également proposé de poursuivre les travaux pour le développement du paiement mobile. Le but étant de faire de ce segment un vecteur central de l’inclusion financière dans les prochaines années. Ceci passe par l’accélération de l’adhésion des commerçants et des agents de proximité, le déploiement de la communication institutionnelle et le renforcement de l’éducation financière des populations concernées.
Le Conseil national de l’inclusion financière recommande également l’approfondissement du diagnostic et l’analyse des besoins spécifiques des acteurs du monde rural dans l’optique de diversifier les offres et les produits de financement destinés auxdits acteurs. En ce qui concerne les TPE, l’importance étant de renforcer la dynamique du programme «Intelaka» sous sa composante liée à l’accompagnement.

Parmi les recommandations partagées on cite également la réadaptation de la stratégie de l’éducation financière pour soutenir le déploiement des différents leviers de la Stratégie nationale d’inclusion Financière.
Il est à rappeler que le Conseil national de l’inclusion financière a donné ses orientations pour mettre en place un groupe de travail dédié à l’appui au déploiement du chantier de la protection sociale, lancé par le Souverain, ainsi qu’à l’accélération de l’expérience pilote portant sur la dématérialisation des aides scolaires du programme Tayssir et ce, dans l’optique de sa généralisation à d’autres programmes sociaux.

Les principales réalisations à ce jour

Le bilan dressé en termes de déploiement de la Stratégie nationale d’inclusion financière fait ressortir une cadence soutenue de l’exécution des chantiers. Malgré la conjoncture difficile, plusieurs réalisations ont été atteintes notamment celles relatives à la réforme structurante au profit des segments ciblés. Citons dans ce sens l’adoption dans le cadre de la loi de Finances rectificative d’un abattement de 100% sur le chiffre d’affaires réalisé par mobile paiement des petits commerçants. A cela s’ajoutent la promulgation de la loi portant sur le financement collaboratif (Crowdfunding), la mise en place d’un fonds pour faciliter la restructuration des crédits accordés par les associations de micro-crédits aux activités génératrices de revenus, le lancement du registre national des sûretés mobilières ainsi que le développement de nouveaux mécanismes d’appui au financement des TPME au sein du marché des capitaux notamment la titrisation synthétique.

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