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S’établissant à 62,8 milliards de dirhams : Le déficit budgétaire maîtrisé en 2023

Cette maîtrise du déficit a été assurée grâce au bon comportement des recettes, tant fiscales que non fiscales, qui a permis d’accélérer l’effort d’investissement dans certains projets structurants.

Trésor  : Au terme de l’année 2023, la situation des charges et ressources du Trésor fait ressortir un déficit budgétaire à 62,8 milliards de dirhams ou 4,4 % du PIB, soit un niveau légèrement inférieur à l’objectif de la loi de Finances 2023 (4,5 % du PIB).

L’exécution de la loi de Finances pour l’année 2023 s’est déroulée dans un contexte économique en amélioration au niveau national à l’heure où le contexte international a été marqué par une atténuation des pressions inflationnistes suite au resserrement vigoureux et inédit des politiques monétaires, ainsi qu’au reflux des prix de l’énergie et des produits alimentaires sur les marchés internationaux. L’amélioration de l’activité économique marocaine est pour sa part portée par une relative progression de la valeur ajoutée agricole et de l’évolution favorable des activités tertiaires, et ce en dépit de la survenue du séisme d’Al-Haouz.
Ce constat a été établi par le ministère de l’économie et des finances dans sa récente publication relative à la situation des charges et ressources du Trésor du mois de décembre 2023. Une publication, à caractère fondamentalement comptable, qui appréhende les transactions économiques réalisées au cours d’une période budgétaire en décrivant en termes de flux les recettes ordinaires, les dépenses ordinaires, les dépenses d’investissement, le déficit budgétaire, le besoin de financement et les financements mobilisés pour la couverture de ce besoin. «De son côté, et malgré son atténuation progressive depuis le pic de 10,1% atteint en février 2023 pour revenir à 3,4 % en décembre, l’inflation s’est maintenue à un niveau élevé de 6,1% en moyenne annuelle en 2023 contre 6,6% en 2022, tirée notamment par les prix des produits alimentaires», apprend-on dans ce sens.

Au terme de l’année 2023, la situation des charges et ressources du Trésor fait ressortir un déficit budgétaire à 62,8 milliards de dirhams ou 4,4 % du PIB, soit un niveau légèrement inférieur à l’objectif de la loi de Finances 2023 (4,5 % du PIB). Il ressort par ailleurs en amélioration de 1 point de PIB comparativement aux réalisations de l’année 2022 (5,4 % du PIB). «Cette maîtrise du déficit a été assurée grâce au bon comportement des recettes, tant fiscales que non fiscales, qui a permis d’accélérer l’effort d’investissement dans certains projets structurants, notamment dans le cadre du programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation, couvrir les dépenses exceptionnelles relatives aux mesures prises par l’État pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages et l’activité économique et prendre en charge les sinistrés du séisme d’Al-Haouz», peut-on relever de la publication du ministère de l’économie et des finances. A fin 2023, les recettes ordinaires ont été réalisées à hauteur de 103,7 % des prévisions ressortant ainsi en consolidation de 22,2 milliards de dirhams comparé à la même période de l’année passée.

La tutelle observe dans ce sens un bon comportement des recettes fiscales ayant affiché une progression de 13,9 milliards de dirhams sur ladite période. Leur taux de réalisation s’est établi à 103,1 % par rapport aux prévisions de la loi de Finances 2023. Cette progression intervient en dépit du maintien de l’effort soutenu en matière de remboursements fiscaux, de l’ordre de 19,7 milliards de dirhams.
Ce montant comprend en effet la part supportée par les collectivités territoriales, contre 13,3 milliard de dirhams au titre de la prévision de la loi de Finances. Les recettes non fiscales, quant à elles, se sont établies à 56,8 milliards de dirhams, soit un taux de réalisation de 104,9 % par rapport aux prévisions fixées au titre de l’année budgétaire 2023. Pour ce qui est des dépenses, le ministère de l’économie et des finances observe un dépassement des objectifs, et ce grâce aux marges disponibles au niveau de la dynamique des recettes, notamment celles fiscales.

Ces dernières ont permis une rallonge budgétaire d’un montant de 10 milliards de dirhams. Les dépenses ont dans ce sens augmenté de 22 milliards de dirhams affichant un taux d’exécution de 105,6 %. Les dépenses ordinaires ont, par ailleurs, enregistré un taux de réalisation de 100,6 % et une progression de 5,1 milliards de dirhams comparé à une année plus tôt. L’exercice budgétaire a également été marqué par une amélioration de l’effort d’investissement. « Les émissions à ce titre ont affiché un taux de réalisation de 121,5 %. Elles ont atteint 110,8 milliards de dirhams, soit une progression de 17 milliards de dirhams ou +18,1 % par rapport à l’année 2022», peut-on retenir dans ce sens. Et de poursuivre : «Ce rythme d’exécution soutenu s’explique, entre autres, par l’accélération de certains projets structurants, notamment dans le cadre du programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation et par la poursuite des mesures décidées par le gouvernement pour soutenir certaines entreprises publiques dont la situation financière a été affectée par les conséquences de la flambée des prix des produits énergétiques en 2022».

S’agissant des comptes spéciaux du Trésor, ils ont dégagé un solde excédentaire de 17 milliards de dirhams contre 8,4 milliards de dirhams en 2022. Se référant à la tutelle, les ressources des comptes spéciaux du Trésor tiennent compte d’un montant de 19,6 milliards de dirhams au titre des recettes du Fonds spécial pour la gestion des effets du tremblement de terre et de 15,8 milliards de dirhams du Fonds d’appui à la protection sociale et à la cohésion sociale contre 9,3 milliards de dirhams en 2022.

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