Signée mercredi à Rabat : Une convention tripartite pour booster la recherche scientifique en énergies

Signée mercredi à Rabat : Une convention tripartite pour booster la recherche scientifique en énergies

L’Iresen (Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles) et le ministre de l’énergie, des mines et de l’environnement veulent capitaliser sur les forces vives des ingénieurs en recherche scientifique.

La volonté est exprimée mercredi à Rabat par le directeur de l’institut et Aziz Rabbah en prélude à la signature d’un partenariat avec l’Ecole nationale supérieure des mines de Rabat (ENSMR) qui fait également leur fierté. «Des ingénieurs de l’école portent des activités à l’institut et des projets ont vu le jour avec l’ENSMR», précise Badr Ikken, directeur général de l’Iresen qui vient de fêter ses 10 ans. Pour lui, les activités menées par la direction de l’école, qui fêtera bientôt ses 50 ans et a contribué à former plusieurs décideurs et experts, permettront de «consolider d’autres activités en digital et en énergies ainsi qu’avec des laboratoires». L’objectif ultime étant, selon M. Ikken, de «traiter ensemble les enjeux de notre pays et continent, voire préparer l’esprit de collaboration dans le domaine de la recherche scientifique». Par l’occasion, il ne manque pas de rappeler que la première doctorante du centre de l’école est également encadrée par l’Iresen et l’Université Mohammed VI Polytechnique.

De son côté, M. Rabbah estime que la recherche scientifique «n’est pas un luxe mais une obligation». A son sens, elle est l’avenir du monde, ainsi que du pays où 18 laboratoires œuvrent en recherche scientifique «appliquée». «Des centaines de millions sont consacrées à la recherche en énergies renouvelables», ajoute le ministre. A propos de l’ENSMR, il ne manque pas de préciser que le doctorat est lié à la recherche scientifique. «Les ressources humaines sont le meilleur produit», enchaîne-t-il en donnant l’exemple du Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN) qui a, en 2020, fait «7000 analyses». Le tout en rappelant l’intérêt accordé par son département à la recherche scientifique et en caressant l’espoir de voir des projets se multiplier dans ce sens.

Pour sa part, Mustapha Ouadghiri, directeur de l’ENSMR, indique que cette convention avec le ministère et l’Iresen intervient après la création du centre doctoral à l’école et abonde dans le sens de la stratégie énergétique du Royaume. «Cette convention contribuera aux défis en énergies en permettant à l’école d’apporter des propositions et de s’ouvrir sur d’autres structures comme l’Iresen. Le tout avec le concours de l’institut et du ministère», détaille M. Ouadghiri qui précise également que 120 ingénieurs contribuent au développement du domaine en allusion visiblement aux mines. Aussi, cette convention appuiera, à son sens, les efforts de coopération et d’expertise de l’école à l’international en lui donnant une place «exceptionnelle» auprès de l’Iresen afin de bénéficier d’un encadrement. Judicieux.

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