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Son potentiel écotouristique est énorme : Le tourisme de bien-être, un segment sous-exploité

Son potentiel écotouristique est énorme : Le tourisme de bien-être, un segment sous-exploité

S’inscrire sur la tendance du tourisme durable permettrait au pays de générer des retombées financières et créer un nouveau souffle pour l’industrie du tourisme, notamment au niveau régional.

L’avenir du tourisme dans la période post-Covid sera marqué par le tourisme durable. Ainsi, les destinations qui souhaitent rester compétitives devraient miser sur de nouveaux créneaux et des niches de touristes à la recherche de l’originalité. Le tourisme de bien-être répond à ce besoin de combiner les soins thérapeutiques à une approche «d’air de vacances». Très en vogue actuellement, le tourisme de bien-être permet de contribuer à la santé physique, mentale et/ou spirituelle. Ce segment est en plein essor à l’échelle mondiale. Dans ce sens, le Maroc a un fort potentiel en matière de tourisme de bien-être. Il dispose de ressources naturelles diversifiées avec des produits du terroir naturels, et des sources thermales thérapeutiques.
Le pays est aussi riche par ses pratiques et rituels ancestraux. Globalement, son offre touristique sur les autres segments est variée et abondante. Elle est renforcée par sa situation géographique premium à quelques heures seulement des grandes capitales internationales, notamment européennes. S’inscrire sur la tendance du tourisme durable lui permettrait de générer des retombées financières et créer un nouveau souffle pour l’industrie du tourisme dans le pays, notamment au niveau régional. De nouvelles stratégies touristiques ont vu le jour suite à l’impact économique de la crise sanitaire. Celles-ci sont plus axées sur la stimulation du tourisme domestique et les créneaux classiques. Il est toutefois important de tracer des perspectives à long terme pour la prospérité du secteur et penser aux niches insuffisamment exploitées, comme celles du tourisme du bien-être.
Parmi les projets en cours de réalisation dans ce segment on compte l’exemple de la station thermale et le site d’Abaynou situés dans la région Guelmim-Oued Noun.

117 sources thermales au Maroc

Au total, le Maroc abrite plus de 117 sources thermales, réparties en six zones, à savoir le nord-est, Rif et le sud-Rif, le centre, le Moyen-Atlas, le Haut-Atlas et le Sahara. Toutefois, la niche du tourisme de bien-être dans le pays reste en deçà de son potentiel. Une offre existe certes, mais a besoin d’être consolidée, développée et mieux structurée pour être mise en valeur auprès des touristes nationaux et internationaux. Elle permettrait de s’inscrire aussi dans le développement durable et de préserver l’environnement et les ressources naturelles. Il faut dire que le pays possède une réserve en eau souterraine conséquente. Celle-ci est sous forme de résurgences d’eau douce émergeant entre les formations argileuses sous-jacentes triasiques et celles des plateformes carbonatées jurassique du domaine atlastique. Les sources thermales marocaines sont considérées comme des eaux à vertu thérapeutique de première qualité, exploitées le plus souvent de façon artisanale. Ces dernières ont fait l’objet de plusieurs études le plus souvent mono-disciplinaires et fragmentaires, ne permettant pas d’appréhender l’ensemble des mécanismes ayant contribué à ces résurgences.

Un environnement qui s’y prête

Les eaux thermales ont donné un cachet particulier à plusieurs villes dans le monde, réunissant dans des espaces dédiés des activités à vocation thérapeutique à des activités de loisirs. Généralement, les sites réservés à l’ensemble de ces activités sont composés de parcs urbains et de promenades prisés des curistes et adeptes du bien-être. Une approche qui s’aligne sur le concept de l’écotourisme que plusieurs régions du Maroc entendent développer. Ainsi, la région Guelmim-Oued Noun espère dans ce sens développer la station thermale et le site d’Abaynou. L’objectif étant de développer l’offre thermale de ces deux sources existantes. Il s’agit d’évaluer le contexte touristique et économique de la station et les ressources dont elle dispose ou encore proposer des scénarios d’aménagement et de développement de la station. Conscient des enjeux de développement touristique durable, le Conseil régional envisage donc de promouvoir le tourisme thermal dans la région à travers la réhabilitation de la station thermale d’Abaynou afin de diversifier l’offre touristique de Guelmim-Oued Noun. Pour renforcer la résilience du site aux changements climatiques actuels et participer à sa promotion touristique, un plan de valorisation d’aménagement touristique du site et de ses environs sera élaboré. Pour la région, «la mise en valeur de cette station thermale doit prendre en compte les principes de durabilité afin de s’inscrire dans une logique écotouristique respectueuse de l’environnement et favorisant l’économie solidaire et l’équité sociale», précisant que ce projet sera réalisé en se basant sur les conclusions du diagnostic établi dans le cadre de l’étude relative à la charte architecturale en cours de réalisation par l’Agence urbaine de Guelmim, dont les premiers éléments mettent en exergue le fort potentiel dont dispose la localité d’Abaynou dans le domaine du tourisme thermal et oasien. La réalisation de ce chantier devra aussi inclure la rentabilité et la durabilité du projet.

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