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Souveraineté alimentaire: Ce que recommande le nouveau modèle de développement

Souveraineté alimentaire: Ce que recommande le nouveau  modèle de développement

La consolidation des bases d’une souveraineté alimentaire passe par le renforcement de la recherche et le développement de l’innovation dans le domaine agricole et agro-industriel.

L’idée étant d’adopter des approches de recherche-action fortement ancrées dans les territoires et de veiller à la diffusion des savoirs et des procédés techniques au profit des acteurs du secteur agricole. Cette orientation figure parmi les recommandations de la Commission spéciale sur le nouveau modèle de développement. La commission plaide en effet sur la maximisation des retombées de la stratégie agricole sur le développement des territoires ainsi que la prise en compte des impératifs de souveraineté alimentaire du pays dans les choix actuels et futurs en matière de mise en œuvre des politiques publiques dédiées à ce secteur. Un objectif qui devrait être porté par une agriculture moderne, responsable et à forte valeur ajoutée. « L’accent devra être mis sur les sujets à plus forts enjeux pour l’amont agricole et la sécurité alimentaire, tels qu’ à titre d’exemples la résilience climatique et hydrique, la préservation et l’amélioration des variétés locales », apprend-on dans ce sens .

Se référant au rapport sur le Nouveau modèle de développement, la recherche et l’innovation devraient cibler également les thématiques relatives à la transformation agroalimentaire. Parmi les recommandations émises dans ce sens figurent également l’encouragement et la territorialisation de la formation supérieure et la formation professionnelle dans les métiers connexes à l’agriculture et l’agro-industrie, d’où l’intérêt de capitaliser sur les établissements existants et sur les Cités des Métiers et des compétences. L’atteinte de l’objectif de la souveraineté alimentaire est tributaire également d’une gouvernance plus systémique et coordonnée dans les territoires. «La modernisation et la sophistication du secteur agroalimentaire dans son ensemble de l’amont à l’aval et la gestion de ses multiples enjeux fortement interdépendants font appel à l’intervention d’un nombre élevé de départements», retient-on dans ce sens.

Et de préciser que «relever le défi complexe de la souveraineté alimentaire exigera davantage de coordination stratégique et opérationnelle, notamment au niveau des territoires». Il est également préconisé d’accroître la valorisation locale de la production agricole. «Tout en consolidant le développement de l’amont agricole, il paraît urgent et opportun de renforcer les objectifs de développement de l’agro-industrie et d’intégration pleine des chaînes de valeur agricole, sources de valeur ajoutée locale et de création d’emplois décents», peut-on lire du rapport sur le nouveau modèle de développement. Et de poursuivre que «cette valorisation passera par le renforcement de la complémentarité et de l’intégration entre opérateurs de l’amont et de l’aval, de toutes tailles, en veillant au développement de leurs capacités, notamment à travers des modèles coopératifs et d’agrégation adaptés, et l’encouragement de l’investissement». Il est recommandé à cet égard de moderniser les circuits de commercialisation agricoles au niveau des principaux bassins de production ainsi que de poursuivre les efforts en matière de promotion et de généralisation des normes de qualité et de sécurité sanitaire et alimentaire. L’accélération de l’intégration dans le secteur formel est également un enjeu à relever pour consolider les bases de la souveraineté alimentaire au niveau national.

A cet égard, il est proposé de renforcer l’inclusion sociale des agriculteurs exploitants soient-ils ou travailleurs. Ceci passe par la facilitation de l’accès à la protection sociale généralisée, à des infrastructures rurales améliorées, à de meilleures conditions de travail grâce aux outils technologiques, et en intensifiant les efforts en matière de renforcement des capacités des petites exploitations et de regroupement et agrégation pour un partage de valeur juste et équitable entre producteurs et agrégateurs.

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