Stratégie nationale de développement durable : Le bilan

Stratégie nationale de développement  durable : Le bilan

Affichant un taux d’avancement de 58% à fin mai 2021

La mise en œuvre de la politique nationale de lutte contre le changement climatique est à fin mai réalisée à hauteur de 84%.

Déclinée en 7 enjeux prioritaires, la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) affiche un rythme de déploiement satisfaisant. A fin mai 2021, elle affiche un état d’avancement global de l’ordre de 58% contre un taux d’exécution de 43% relevé à fin 2019. S’agissant du premier enjeu portant sur la consolidation de la gouvernance du développement durable, les chantiers ouverts dans ce sens couvrent 53% des objectifs. De même, la transition vers une économie verte est assurée à ce jour à hauteur de 72%. Le troisième enjeu a été réalisé quant à lui à hauteur de 76%. Il concerne en effet l’amélioration de la gestion et la valorisation des ressources naturelles et le renforcement de la conservation de la biodiversité.

Par ailleurs, la mise en œuvre de la politique nationale de lutte contre le changement climatique est à fin mai réalisée, à hauteur de 84% contre un taux de réalisation de 66% pour ce qui est de la vigilance particulière aux territoires sensibles, de 61% pour la promotion du développement humain et la réduction des inégalités sociales et territoriales et 72% pour la promotion d’une culture de développement durable.
Les taux relevés lors de la deuxième réunion du Comité de suivi et d’accompagnement de la Stratégie nationale de développement durable tenue récemment font également part d’un avancement significatif de la mise en œuvre du Pacte de l’exemplarité de l’administration, soit 44% des objectifs fixés contre 27% observé à fin 2019. Il est à noter que la Commission nationale du développement durable (CNDD), présidée par le chef du gouvernement, a pris en juin 2020 d’importantes décisions. Citons dans ce sens la déclinaison de la stratégie au niveau régional et local et ce en concertation avec les acteurs concernés ainsi que la mise en place d’un mécanisme pour en assurer le suivi. A cet égard, il a été procédé à la conclusion des conventions cadres au niveau des différentes régions.

«La déclinaison de la stratégie au niveau territorial se fait sur la base de mise en œuvre de programmes et de projets en matière de développement durable (gestion des déchets, assainissement, changement climatique, développement humain, etc.)», relève-t-on à ce propos. La Commission a également ordonné à l’autorité compétente chargée de l’environnement d’évaluer la vision en tenant compte des nouveautés nationales et des engagements internationaux. Un bureau d’études a été dans ce sens engagé en vue de réaliser cette évaluation sur la base d’un appel d’offres ouvert.

La troisième directive annoncée par la Commission consistait à accélérer la mise en œuvre du Pacte sur l’exemplémentarité de l’administration. Le département de l’environnement a engagé dans ce sens un bureau d’études dont la mission est d’assister et d’accompagner les départements ministériels à surmonter les contraintes liées à la réalisation des audits environnementaux. Il a été procédé dans ce sens à la conception d’un programme de renforcement des capacités pour aider les responsables bâtiment des différents départements à rationaliser la gestion des ressources.

Ce qui reste à faire

Parmi les démarches à venir dans le cadre du déploiement de la Stratégie nationale du développement durable, on cite l’élaboration des plans d’actions pour impliquer le secteur privé et la société civile dans la mise en œuvre de cette vision. Deux consultations ont été lancées dans ce sens. Il sera également procédé au lancement d’une étude pour l’évaluation de la Stratégie et ce selon trois missions. La première consiste à l’évaluation de sa mise en œuvre vis-à-vis de ses objectifs fixés initialement et du Pacte de l’exemplarité de l’administration (PEA).

La deuxième mission porte sur l’élaboration d’un plan d’action national à court, moyen et long terme dédié à l’exemplarité de l’administration en matière de développement durable. Il est question d’accorder l’appui nécessaire au bureau d’études en charge de cette évaluation pour lui permettre de concrétiser l’objectif escompté dans les délais impartis avant fin 2021 ainsi que d’accélérer la mise en œuvre du Pacte de l’exemplarité de l’administration en matière du développement durable et de renforcer le rôle du Comité des points focaux du développement durable. La troisième mission vise l’élaboration d’une feuille de route pour la refonte des enjeux de la stratégie en tenant compte des nouvelles donnes nationales et des engagements du Maroc au niveau international.

 

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