La ville du détroit est devenue, depuis la mise en service du complexe portuaire Tanger-Med, une destination de choix pour un nombre important de groupes français, dont le constructeur automobile Renault, ayant choisi de s’installer à Melloussa.
A cet effet, le Mouvement des entreprises de France (MEDEF) et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) ont jeté leur dévolu sur Tanger pour organiser le Forum de partenariat Maroc-France, prévu pour le début 2016. Cet événement, dont les travaux seront tenus avec le soutien du Centre régional d’investissement (CRI), permettra de «mettre en valeur la dynamique entrepreneuriale et les relations économiques entre la France et le Maroc», a affirmé le vice-président du MEDEF, Thibault Lanxade, lors d’une rencontre organisée, vendredi 17 avril, avec les médias, et ce, en marge de sa visite à Tanger.
Etant toujours à sa première phase de préparation, ce Forum vise, selon ce responsable, à réunir un grand nombre de participants, en particulier les start-up et les PME marocaines et françaises en vue de traiter des différents thèmes portant sur le financement bancaire, la création d’entreprise, l’accès aux marchés, … Les deux organisations patronales française et marocaine veulent en faire un grand événement «s’inscrivant dans une logique d’intérêt réciproque gagnant-gagnant», a souligné M. Lanxade.
Concernant la grande dynamique que connaît Tanger, le MEDEF, qui représente 800.000 entreprises de différentes tailles, ne peut, selon ce responsable, y être insensible. M. Lanxade a tenu à préciser que cette dynamique est due à la mise en service d’importants projets structurants, y compris celui du Tanger-Med avec ses différentes zones d’activités. L’intervenant a poursuivi que Tanger constitue bel et bien une destination à fort potentiel d’investissement pour les opérateurs économiques français, leur permettant de bénéficier d’un nombre important d’atouts compétitifs.
Parmi lesquels ceux offerts, a tenu à rappeler M. Lanxade, par la Zone franche de Tanger, à travers sa position géographique stratégique, la qualité de ses ressources humaines ainsi que son système d’imposition attractif. Les entreprises françaises peuvent par conséquent et dans un esprit de co-localisation «se développer et conquérir d’autres marchés en Afrique», a-t-il dit.










