L’objet d’une étude préliminaire menée dans la Zone industrielle de Mghogha
Donner un aperçu du contexte et du potentiel des eaux usées industrielles à Tanger. Tel est l’objectif principal d’une étude, dont la présentation technique vient d’être donnée au siège de l’Association de la zone industrielle de Tanger (AZIT). Intitulé «Traitement et réutilisation des eaux usées industrielles dans la Zone industrielle de Tanger Mghogha-AZIT», cette étude préliminaire est menée sous l’initiative de l’ambassade des Pays-Bas au Maroc et en partenariat avec l’AZIT et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM)-Nord, dans le secteur de l’eau. Selon les organisateurs, ce projet a été élaboré par le bureau d’études néerlandais Saaf Consult, en collaboration avec l’entreprise marocaine Resing. «L’objectif de cette étude est de donner un aperçu du contexte et du potentiel des eaux usées industrielles de Tanger. Celles-ci représentent une ressource renouvelable pour différentes catégories d’eau, d’énergie et de résidus en tant qu’intrants réutilisables, socialement acceptables, économiquement viables, écologiquement saines et techniquement réalisables», a expliqué Mohammed Ammar Chammaa, président de l’AZIT, faisant remarquer que cette étude rentre également «dans le cadre des efforts déployés par l’AZIT pour une meilleure utilisation de la ressource rare qu’est l’eau et en vue de mettre en place les principes de l’économie verte».
Opérationnelle depuis 1975, la zone industrielle de Tanger Mghogha, dont la superficie totale est de 138 ha, est considérée comme la première zone dans le Nord. Elle s’impose depuis son entrée en service comme «le principal pôle industriel intégré du Nord du Maroc et le deuxième du Royaume, le principal créateur de valeurs ajoutées et le premier contributeur fiscal de la région», selon l’AZIT.
Notons que la zone industrielle Mghogha est composée de multiples unités industrielles opérant dans divers secteurs d’activité. Elle est considérée comme le grand créateur d’emplois (près de 35.000 personnes). Elle est gérée par l’AZIT, qui a été créée en 1990 pour défendre les intérêts de ses adhérents auprès des autorités, des collectivités et des administrations, mais aussi pour assurer l’entretien, l’amélioration et le renforcement des infrastructures et l’aménagement de cette zone. Parmi les priorités de l’AZIT, pour les années à venir, la valorisation des déchets industriels, l’étude de faisabilité du projet d’une station d’épuration et la décarbonation en cherchant des alternatives comme les énergies renouvelables. «L’AZIT poursuivra ses actions pour que la zone industrielle Mghogha garde son rayonnement habituel et le niveau auquel aspirent tous les industriels de la zone», a conclu la même source.










