Tourisme : La haute saison ratée selon les professionnels d’Asilah

Tourisme : La haute saison ratée  selon les professionnels d’Asilah

La ville garde encore le calme et le rythme d’hiver

Avec le maintien de ses plages fermées à cause du classement dans la zone II, Asilah passe son début de saison estivale quasiment vide de ses visiteurs. A cet effet et malgré les vagues de chaleur de ces derniers jours, la ville semble garder le calme et le rythme d’hiver avec l’absence des touristes, particulièrement des Marocains et des MRE. Considérés parmi les lieux les plus animés pendant la saison estivale, ses rues et quartiers sont de plus en plus désertés comme s’ils étaient encore sous confinement sanitaire. Avec ses nouvelles peintures murales, l’ancienne médina, à l’approche du coucher de soleil, attire à peine quelques amoureux de la marche parmi les sites historiques intra-muros. C’est le cas également de la corniche, qui a perdu beaucoup de son effervescence et animation de la saison estivale. Elle commence à connaître un petit mouvement le soir avec la présence de quelques promeneurs habituels parmi la population locale.

Cette situation inquiète énormément les différents types de commerces qui se sont bien préparés pour la reprise de leurs activités. «Nous ne sommes pas optimistes pour l’après-Aïd El Kébir comme c’était le cas pour les deux dernières années. Nous dépendons beaucoup de l’évolution de la situation épidémique de Tanger, puisque nous faisons partie de la même préfecture, classée dans la zone II, parmi les plus touchées par la pandémie. Alors que notre ville Asilah a été parmi les communes les moins touchées», selon un gérant d’un restaurant au centre-ville.
Avec le maintien d’Asilah dans la zone II, les professionnels du tourisme et ceux d’autres activités dépendant de la période estivale disent avoir du mal à sauver leur saison d’été, dont ils ont déjà raté une grande partie.

Surtout qu’avant l’annonce des dernières vagues de contamination en particulier dans la ville voisine de Tanger, la plupart d’entre eux misaient beaucoup sur l’après-Aïd, mais avec la condition de passage de la préfecture de Tanger-Asilah à la zone I. Comme à leur accoutumée, ils escomptaient de travailler après l’Aïd avec l’ensemble de leurs personnels pour faire face à la demande de la clientèle. «Nous étions toute la période ayant suivi l’assouplissement des mesures du confinement sanitaire en train de préparer l’après-fête. Nous pensions que c’était notre seul espoir pour pouvoir nous rattraper après une grande baisse de nos taux d’occupation pendant les deux saisons d’automne et d’hiver, suivie par un arrêt total de nos activités avec la mise en application de l’état d’urgence sanitaire», rapporte un directeur d’une unité hôtelière à Asilah, faisant remarquer que la majorité des hôtels n’arrive à «atteindre dans le meilleurs des cas que le 1/3 de la capacité autorisée pour prévenir la propagation de la pandémie».

Depuis la reprise de leurs activités, quelques cafés et restaurants de la ville dont ceux de la corniche et de l’avenue Hassan II continuent d’accueillir leurs fidèles clients. Avec la baisse de leurs recettes, d’aucuns ont choisi de mettre la clé sous le paillasson en raison de l’augmentation de leurs charges, associées aux règles d’hygiène et de sécurité imposées en cette période de crise sanitaire. Alors que contrairement aux grandes villes, la quasi-totalité des coiffeurs pour femmes, des traiteurs et des couturiers traditionnels ont dû arrêter leurs activités faute de clients.

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