Trafic portuaire : Le port de Laâyoune maintient la cadence et enregistre une hausse de 11,1%

Trafic portuaire : Le port de Laâyoune maintient la cadence et enregistre une hausse de 11,1%

Le fonctionnement du port n’a pas été impacté par les retombées de cette pandémie et les produits de première nécessité (céréales, aliments de bétail, huile alimentaire, hydrocarbures, produits alimentaires…) continuent leur transit de manière normale et sans incident.

Le trafic transitant par le port de Laâyoune a enregistré fin mars 2021 une hausse de 11,1% par rapport à la même période de l’année 2020 marquant ainsi une forte dynamique malgré le contexte sanitaire défavorable. Dans les détails, le trafic portuaire au niveau du port de Laâyoune, l’un des plus importants au niveau des provinces du Sud, maintient la cadence. Dans ce sens, avec 419.402 tonnes ayant transité par le port de Laâyoune à fin mars 2021, le trafic de ce port a enregistré une hausse de 11,1% par rapport à la même période de l’année 2020, induite particulièrement par la hausse des exportations du phosphate (+20,8%) et des importations du clinker (+130,8%). C’est ce que montrent les dernières statistiques rendues publiques par l’Agence nationale des ports (ANP), relatives aux infrastructures qu’elle gère.

En effet, un ensemble de dispositifs a été mis en place permettant d’assurer la continuité de ses activités en termes d’accueil des navires et de réception des marchandises aussi bien à l’import qu’à l’export. Ainsi le fonctionnement du port n’a pas été impacté par les retombées de cette pandémie et les produits de première nécessité (céréales, aliments de bétail, huile alimentaire, hydrocarbures, produits alimentaires…) continuent leur transit de manière normale et sans incident.
Notons que depuis le mois de mars 2020, l’ANP a mis en place au niveau de ce port plusieurs mesures et dispositifs sanitaires visant la prévention contre la propagation du virus et la protection de l’ensemble des usagers des ports en application notamment des recommandations du ministère de la santé, du ministère de l’intérieur et du ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau.

Pour rappel, le port de Laâyoune est le principal port polyvalent de la région du grand Sud, dont l’activité commerciale s’élève à environ 5 millions de tonnes annuellement, composées essentiellement d’importations d’hydrocarbures et d’exportations de phosphate et de sable. Il est également le premier port de pêche du Royaume, avec environ 43% des débarquements de la pêche côtière. Les ports de Laâyoune et Dakhla constituent les socles du trafic portuaire commercial de la région du grand Sud ; le port de Laâyoune traite 89% du trafic commercial portuaire de la région.

D’ailleurs la stratégie nationale portuaire 2030 prévoit une importante restructuration de ce port pour s’adapter à l’augmentation des trafics prévisionnels de la région. En effet, son hinterland recèle un potentiel de développement économique important grâce à la pêche, d’une part, et au programme de développement des énergies renouvelables d’autre part, avec la création d’unités industrielles de production d’électricité (éolienne et solaire).
Selon celle-ci, «pour le port de Laâyoune, une extension du quai de commerce existant sur 150 ml à -8 m/zh doit être prévue. Cela implique une extension de la digue principale et un approfondissement du chenal d’accès. D’autres adaptations sur les quais existants afin de disposer d’un linéaire rectiligne sans obstacles, telles que l’enlèvement de l’ancienne contre-digue située au milieu du bassin et le déplacement de la rampe RORO sont nécessaires».

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