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Transition écologique: Le Maroc, une terre favorable à l’investissement vert

Défi : Le développement d’une industrie verte et la réussite de la transition écologique nécessitent l’injection d’investissements importants.

 

Le Maroc est dans la situation de pouvoir faire de la transition qui s’impose le moteur d’une «croissance verte» et certainement de ne pas subir une «décroissance». Selon une analyse intitulée «Quelques remarques sur la transition écologique» publiée par le Haut-Commissariat au Plan et réalisée par Pierre-Noël Giraud, professeur affilié à l’UM6P, cette transition est conditionnée par l’injection de gros investissements publics, marocains et étrangers.

Selon l’expert, le Maroc est très bien placé pour développer une industrie des filières éoliennes, photovoltaïques et aussi de l’hydrogène. «L’hydrogène vert, produit via l’électrolyse par l’éolien et le solaire, permettrait, en construisant un réseau de distribution par gazoduc à l’industrie, de décarboner les centrales électriques, la métallurgie et la chimie. Il pourrait aussi pénétrer dans le transport routier par poids lourds», précise cette analyse. Parallèlement, les ressources solaires doivent permettre au Maroc d’être un grand exportateur d’hydrogène vert en Europe. Et pour cause, les besoins de l’Allemagne en particulier vont être immenses.

Dans cette perspective, tout en décarbonant son économie, le Maroc pourrait «faire des filières de l’hydrogène et des minerais (les batteries au lithium fer phosphate) et métaux (cobalt) de la transition un nouvel axe de son développement industriel et il pourrait dans ces filières se porter à la frontière de l’innovation. Un programme dont Sa Majesté a demandé, le 23 novembre 2022, l’accélération», argumente Pierre Noël Giraud.

Pour lui, l’accent devrait aussi être mis sur la réduction dans l’habitat par exemple des émissions du Maroc. Car en effet, selon lui, aucun pays «ne doit se détourner des politiques d’atténuation, c’est l’urgence. Il est peut être envisageable de passer des accords avec les firmes étrangères qui investiraient dans la production d’hydrogène vert pour l’exportation afin de transférer aussi les technologies nécessaires au développement de filières internes intégrées». Cette analyse braque aussi les projecteurs sur la hiérarchisation des défis environnementaux, les instruments et les transferts Nord-Sud.

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