EconomieSpécialUne

Transition énergétique : Le modèle OCP

© D.R

Pas moins de 86% de ses besoins sont couverts par l’énergie verte

«Nous avons développé de nombreux autres moyens visant à réduire notre consommation d’eau tout au long de notre chaîne de valeur. Ainsi, nous réutilisons 80% de nos eaux usées et grâce à notre Slurry Pipeline, nous économisons environ 3 millions de m3 d’eau chaque année».

La transition énergétique du Groupe OCP est en ligne avec la stratégie nationale. Aujourd’hui, 86% de ses besoins sont couverts par l’énergie verte. Le groupe produit également 25% de l’électricité propre du Maroc. A l’horizon 2030, l’objectif est d’atteindre une couverture à 100% des besoins en électricité grâce à la production éolienne et solaire, et la cogénération. Une transition qui permettra de réduire considérablement l’empreinte carbone et apportera une contribution majeure à l’objectif du Maroc de produire 52% de son électricité à partir de sources renouvelables et propres à l’horizon 2030. En raison de l’augmentation de la demande d’engrais à l’échelle mondiale et la croissance correspondante des capacités industrielles du Groupe OCP, le besoin d’électricité du Groupe est croissant.

«Chez OCP, nous pensons qu’un juste équilibre entre une meilleure productivité des cultures et des objectifs environnementaux est une condition préalable à une réponse durable à la demande mondiale. Pour mener à bien cette stratégie de croissance durable, nous avons mis en place un programme énergétique responsable et innovant pour réduire notre empreinte carbone et diversifier notre mix énergétique», explique-t-on à OCP. Concrètement, le programme Energie du groupe est basé sur 3 piliers. Il y a tout d’abord le développement de la capacité de cogénération. «La cogénération consiste à récupérer l’énergie thermique libérée lors de la production d’acide sulfurique pour la convertir en énergie électrique. Nous développons ce système sur tous nos sites de production. Cela comprend la mise en service à Jorf Lasfar d’une installation entièrement intégrée, qui, reliée au Slurry Pipeline, disposera de sa propre centrale thermoélectrique. Un mécanisme qui rend le complexe totalement autonome en énergie et le surplus d’énergie produit qui en résulte alimente la station de dessalement de l’eau de mer du complexe industriel», expliquent les responsables.

Le deuxième pilier consiste en la mise en œuvre du dispositif d’efficacité énergétique. «Nous avons mis en place un système sur nos plateformes de traitement pour une gestion plus efficiente de l’énergie qui tient compte, en temps réel, des besoins de chaque unité. Un procédé qui offre une automatisation énergétique intelligente. Nous prenons également en compte l’efficacité énergétique lors de la phase de conception des projets industriels afin d’optimiser le bilan énergétique des unités de production», précise le Groupe. Ce dernier et dans le cadre du troisième pilier de la stratégie, s’oriente vers un usage accru des énergies renouvelables dans le mix énergétique. «Parmi nos nombreuses initiatives vertes, nous pouvons citer la fourniture de l’énergie éolienne aux sites miniers, la signature d’accords pour la production d’énergie solaire et la prospection de projets d’innovation dans le domaine des énergies propres et des énergies nouvelles. De plus, en partenariat avec l’Institut Fraunhofer et l’Université Mohammed VI Polytechnique, nous développons l’utilisation de l’hydrogène vert et de l’ammoniac vert comme matières premières et avons créé un laboratoire dédié à la recherche de solutions durables», précise la même source. Il faut dire que le développement durable fait partie de l’ADN du groupe. En plus du développement de l’énergie propre, OCP œuvre pour la préservation des ressources en eau.

Dans le cadre de son «Programme Eau», le Groupe exploite des techniques innovantes et non-conventionnelles visant à le dispenser de l’utilisation des eaux douces à l’horizon 2030. Ce programme a été conçu pour optimiser la consommation d’eau et transformer les process, tout en capitalisant sur les R&D afin d’inventer de meilleurs moyens pour faire baisser la consommation. «Nous avons développé de nombreux autres moyens visant à réduire notre consommation d’eau tout au long de notre chaîne de valeur. Ainsi, nous réutilisons 80% de nos eaux usées et grâce à notre Slurry Pipeline, nous économisons environ 3 millions de m3 d’eau chaque année», indiquent les responsables. Et de poursuivre : «Nous utilisons les eaux usées d’origine urbaine dans le traitement du phosphate et dans notre activité minière. Pour ce faire, nous avons construit trois stations de traitement des eaux usées dans nos sites à Khouribga, Benguerir et Youssoufia. Ils permettent le traitement et la valorisation de plus de 10 millions de m3 d’eaux usées urbaines par an. La station de Khouribga, opérationnelle depuis 2010, permet de traiter jusqu’à 5 millions de m3 par an».

Related Articles

CultureUneVidéos

Vidéo. La sortie de « My Friend » de Yassar : une comédie audacieuse et pleine de surprises !

L’avant-première tant attendue du film My Friend, réalisé par Raouf Sebbahi et...

ActualitéUne

SM le Roi, Amir Al-Mouminine, préside au Palais Royal de Rabat une veillée religieuse en commémoration de Laylat Al-Qadr bénie

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, que Dieu L’assiste, accompagné...

FormationUne

Cohésion sociale : L’ESCA et Nabda Foundation lancent le 6 avril une course solidaire

Les équipes se forment déjà dans la joie et la bonne humeur...

EmploiUne

Impact des Labels RH auprès de la génération Z : Une confiance relative et un besoin de preuves concrètes !

Une génération à part exigeante et regardante par rapport aux valeurs de...