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Transport et agriculture : Une dynamique positive relevée par la DEPF début 2026

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Le volume du trafic commercial, manutentionné au sein des ports nationaux, a atteint 262,6 millions de tonnes à fin 2025, en augmentation de 8,9%, après un raffermissement de 15,2% un an auparavant.

Conjoncture : Le secteur du transport et l’agriculture démarrent l’année 2026 sur une note positive au Maroc. Les aéroports nationaux ont enregistré plus de 3 millions de passagers en janvier, tandis que les ports ont vu leur trafic commercial et de passagers progresser significativement. Parallèlement, le remplissage record des barrages nationaux annonce une dynamique favorable pour le secteur agricole.

Le secteur du transport démarre l’année avec une performance aussi bien sur le plan aérien que maritime. Une dynamique mise en exergue par la Direction des prévisions économiques et financières (DEPF) dans sa récente note de conjoncture. Dans les détails, les différents aéroports du Maroc ont accueilli à fin janvier, et ce pour la première fois pour ce mois de l’année, 3,1 millions de passagers. Ce trafic s’inscrit en hausse de 14,7% et ce après une augmentation de 19,2% un an auparavant. Une évolution qui, selon la DEPF, fait suite au renforcement combiné du trafic aérien de voyageurs internationaux (+14,9%) et nationaux (+13,1%). «Par faisceau géographique, cette évolution a été portée notamment par la croissance soutenue du trafic avec l’Europe (+13,2%), l’Afrique (+28,9%), le Moyen et l’Extrême Orient (+15,9%), l’Amérique du Nord et du Sud cumulé (+30,7%) et les pays du Maghreb (+13,7%)», peut-on retenir dans ce sens. S’agissant du trafic aérien de fret, il s’est apprécié de 7,4% au premier mois de 2026. Concernant le transport portuaire, le volume du trafic commercial, manutentionné au sein des ports nationaux, a atteint 262,6 millions de tonnes à fin 2025, en augmentation de 8,9%, après un raffermissement de 15,2% un an auparavant. «Cette progression revient au renforcement du trafic de transbordement de 14,7%, qui a représenté à lui seul 50,5% du total du trafic à fin 2025. De même, le trafic des importations s’est accru de 2,8%, celui des exportations de 1,4% et celui du cabotage de 24,3%», commente la DEPF dans ce sens. S’agissant du trafic de passagers, les ports marocains ont enregistré un flux de près de 5,6 millions de voyageurs en 2025, soit une hausse de 5,4%. L’activité de croisière a, quant à elle, augmenté de 41,7% pour atteindre 383.231 croisiéristes à fin 2025. Cette embellie a été également observée au niveau du secteur primaire où l’agriculture et la pêche côtière et artisanale affichent un élan positif. Sur le plan agricole, la DEPF table sur une meilleure campagne agricole et ce sous l’effet des conditions climatiques exceptionnelles qui s’annoncent au niveau national.

«La campagne agricole 2025-2026 bénéficie des précipitations exceptionnelles et généralisées sur l’ensemble du Royaume, enregistrées depuis la deuxième décade de novembre 2025. Ces précipitations ont favorisé l’emblavement des sols et le renforcement des nappes phréatiques, ainsi qu’une reconstitution significative des niveaux de retenues dans les barrages nationaux», peut-on retenir dans ce sens. Et de préciser qu’au «20 février 2026, le taux de remplissage des barrages nationaux a atteint 70,7% contre 27,6% observé un an plus tôt, soit une progression de 43,1 points. Cette amélioration substantielle s’est accélérée ces deux derniers mois avec un gain additionnel de 37,3 points, enregistré entre le 22 décembre 2025 et le 20 février 2026. Ainsi, le volume des retenues dans ces barrages a atteint 11,8 milliards m3 à cette même date». Dans l’ensemble, cette évolution positive a bénéficié à l’ensemble des bassins hydrauliques du Royaume. Se référant à la DEPF, le volume du bassin de Sebou a dépassé les 5 milliards m3 au 17 février 2026, en hausse de 2 milliards m3. Celui d’Oum Er Rabia a enregistré un volume de 2,3 milliards m3 à la même date, alors qu’il ne dépassait pas les 254,3 millions m3 un an auparavant. Les retenues en eau du Loukkos ont atteint, pour leur part, les 1,8 milliard m3 (soit une hausse de 946,4 millions m3), celles de Souss Massa 398,8 millions m3 (en augmentation de 283,4 millions m3) et celles de Moulouya 435,7 millions m3 (soit un additionnel de 150,6 millions m3).

Rappelons que les exportations du secteur de l’agriculture, sylviculture et chasse ont avoisiné les 42,2 MMDH à fin 2025, en amélioration de 3,6%, après une consolidation de 9,1% un an plus tôt. Pour ce qui est des débarquements de la pêche côtière et artisanale, la DEPF observe, en ce début d’année, une évolution positive en valeur, soit une hausse de 4,9% en janvier, après un raffermissement de 21,8% un an plus tôt. «Cette amélioration est principalement portée par la hausse de la valeur des captures de céphalopodes (+13%), tandis que celles des poissons blancs, des poissons pélagiques et des crustacés ont baissé de 25,9%, 39,9% et 9,1% respectivement», explique la DEPF. En volume, ces débarquements ont diminué de 20,7% au cours du mois de janvier 2026. Ce repli est imputable aux conditions climatiques de ce mois-ci conjuguées à l’effet de basse saison pour plusieurs types de captures. Par segment, ce recul revient au retrait du volume des captures de poissons pélagiques de 56,8%, des poissons blancs de 33,1% et des crustacés de 7,1%, atténué par l’accroissement de celui des céphalopodes (+5,1%).