Transport touristique : Les professionnels lancent un ultime appel

Transport touristique : Les professionnels lancent un ultime appel

Un nouveau cri de détresse lancé par les acteurs touristiques. Après les hôteliers, les transporteurs touristiques lancent un ultime appel au gouvernement pour sauver l’activité gelée depuis 18 mois.

«Le secteur est à la dernière étape de sa mise à mort progressive. Les autorités semblent y assister dans une indifférence sidérante. Durant ces 18 mois inédits, elles ont fait preuve d’une insensibilité aux différents appels, propositions et interpellations émanant de la fédération. Cette période a appris aux uns et aux autres le sens de la résilience», indique la Fédération nationale du transport touristique dans un récent communiqué. Et de préciser que «l’enjeu aujourd’hui est de sauver d’urgence des milliers d’emplois, venir au secours des dizaines de milliers de familles qui subsistent grâce à ce secteur, de préserver un maillon essentiel de la chaîne touristique et de préparer la relance avec des outils innovants devenant nécessaires suite aux conséquences de la pandémie». Pour les transporteurs touristiques, le sauvetage du secteur demeure une responsabilité partagée entre les professionnels, les autorités publiques et les institutions financières. A cet effet, la fédération émet de nouvelles propositions qui prennent en compte non seulement de l’impact de la situation mais aussi la correction de certaines mesures mises en place. Citons à cet effet l’indemnité Covid versée jusqu’à fin juin 2021 de manière aléatoire et très souvent en retard.

La fédération propose dans ce sens de prolonger l’indemnité Covid jusqu’à fin décembre 2021 ainsi que de suspendre toutes les procédures de mise en demeure, poursuites judiciaires et de saisie des véhicules enclenchées par les organismes de crédit. La fédération recommande également de différer le remboursement des échéances de crédit jusqu’au 30 juin 2022 avec une clause de revoyeur qui tiendra compte de la persistance éventuelle de la crise. Elle appelle en outre de mettre en place un dispositif de reprofilage des échéances de crédit accumulées supporté par une garantie de l’état en contrepartie d’une exonération des intérêts intercalaires et différents frais correspondants à toute la période de crise. Il est également proposé d’annuler tous taxes et impôts émis durant la période de crise, de prévoir les mesures de soutien d’ordre fiscal et social pour accompagner la reprise du secteur ainsi que de tenir compte de la période d’arrêt d’activité pour assouplir et le cas échéant différer les échéances et délais réglementaires relatifs à l’exercice d’activité (renouvellement des différentes autorisations et agréments).
Les professionnels du secteur espèrent que leur cri serait enfin entendu pour que le gouvernement puisse mettre en place des mesures d’urgence. Il est à rappeler que le transport touristique a généré en 2019 des entrées en devise de l’ordre de 78 milliards de dirhams. Les spécialistes escomptent le montant de 140 milliards à partir de 2025/2030, objectif réalisable compte tenu des potentialités et de l’offre variée du Maroc.

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