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Un accord pour la mise à jour de la feuille de route du gaz naturel

Leila Benali, ministre de la transition énergétique et du développement durable, et Sérgio Pimenta, vice-président d’IFC pour l’Afrique, lors de la signature de l'accord. (DR)

Conclu entre l’IFC et le département de Leila Benali

Transition énergétique : Ce partenariat tend en effet à développer une infrastructure durable en intégrant les perspectives d’accès du Royaume à l’hydrogène, au biogaz et au gaz de synthèse.

La Société financière internationale (IFC) réitère son appui aux chantiers structurants du Maroc. L’institution internationale, membre du Groupe Banque mondiale, vient de conclure un accord avec le ministère de la transition énergétique et du développement durable du Maroc en vue d’accompagner le Royaume dans la concrétisation des engagements pris à l’horizon 2030 en matière de transition énergétique. Ce rapprochement vise en effet à mettre à jour la feuille de route nationale du gaz naturel et à structurer un partenariat public-privé (PPP) historique pour le développement d’une infrastructure gazière durable, qui accompagnera le pays dans sa transition énergétique vers l’atteinte de son objectif de 52 % de sa capacité électrique installée à partir d’énergies renouvelables d’ici 2030.

IFC aidera, ainsi, le gouvernement à actualiser l’infrastructure gazière nécessaire à court et moyen termes pour tenir compte des derniers développements nationaux et internationaux. Un travail qui intégrera également les perspectives d’accès du Royaume à l’hydrogène, au biogaz et au gaz de synthèse, à plus long terme, pour favoriser une croissance inclusive et durable. « Le Maroc s’est engagé sur la voie de la neutralité carbone, ce qui nécessite d’augmenter rapidement la part des énergies renouvelables combinées à d’autres sources d’énergie à faible teneur en carbone et à l’exploitation durable du gaz naturel.

Ce partenariat permettra au Maroc d’accélérer le déploiement de modèles innovants, à l’instar des partenariats public-privé, et de mettre en place les infrastructures essentielles à la réalisation des objectifs de développement et à la transition écologique du pays», peut-on retenir de Sérgio Pimenta, vice-président d’IFC pour l’Afrique. Il est à souligner que le Maroc considère que le gaz naturel est un élément essentiel de la stratégie de transition énergétique et de décarbonation du Royaume.

C’est d’ailleurs ce que confirme Leila Benali, ministre de la transition énergétique et du développement durable, en marge de la conclusion dudit accord. «Ce projet s’inscrit parfaitement dans nos stratégies de développement durable et de transition énergétique et il est essentiel pour renforcer notre sécurité énergétique. Nous souhaitons bénéficier des capitaux et du savoir-faire du secteur privé afin de bâtir un marché du gaz intégrant les meilleures pratiques internationales », indique la ministre. Et de poursuivre : «à terme, cette infrastructure gazière moderne et durable sera également l’épine dorsale de la future économie de l’hydrogène ». Au titre de l’accord conclu, l’IFC assistera le ministère dans les études de faisabilité, la structuration et la gestion d’un processus d’appel d’offres transparent et concurrentiel, conformément aux lois nationales, afin de sélectionner un ou plusieurs partenaires privés pour développer, financer et exploiter l’infrastructure.

Rappelons qu’en 2005, IFC a accompagné le ministère de l’agriculture pour concevoir et mettre en œuvre le premier projet d’irrigation PPP dans le monde, dans la région agrumicole de Guerdane au niveau de la province de Taroudant.

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Quid du gaz naturel ?

Décarbonation  Pour le département de la transition énergétique et du développement durable, le gaz naturel, de par sa faible teneur en carbone et sa polyvalence, permettra une plus grande pénétration des énergies renouvelables intermittentes dans le réseau et apportera plus de stabilité et d’efficacité au système électrique national. « Le gaz naturel est également essentiel pour décarboner l’industrie et se substituer au fioul et à d’autres combustibles encore utilisés pour la production d’électricité et dans les industries énergivores », relève-t-on du département ministériel.

Notons qu’en 2022, le Maroc est parvenu à optimiser les infrastructures régionales existantes pour accéder pour la première fois de son histoire au marché international du gaz naturel liquéfié (GNL). La seconde phase de cette stratégie consiste à renforcer les infrastructures gazières domestiques, afin de sécuriser l’approvisionnement en gaz et de connecter les sources d’entrée aux bassins de consommation.

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